Port de Casablanca : la porte 4 ouverte de 21 heures à 7 heures pour désengorger le trafic

Par LNT
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La porte numéro 4 du port de Casablanca est ouverte depuis le vendredi 18 septembre de 21 heures à 7 heures, en vertu d’un arrêté du gouverneur de la préfecture d’arrondissements Casablanca-Anfa pris la veille. La mesure vise à étaler le trafic sur la journée et à réduire l’engorgement des installations portuaires.

La congestion s’était aggravée depuis plus d’une semaine. Les professionnels du transport faisaient état de délais atteignant douze heures d’attente pour les opérations de sortie de conteneurs et de cinq à sept heures aux points de contrôle, situation liée à la concentration de l’ensemble des flux sur un nombre restreint d’accès.

La décision fait suite à des réunions de coordination associant les autorités locales, les services de sécurité, les opérateurs portuaires et les usagers, dans le prolongement de concertations déjà menées en mai et juin. Une première ouverture nocturne, de minuit à 7 heures, avait alors été instaurée et avait permis d’éviter un mouvement de grève des transporteurs. L’élargissement de la plage horaire de trois heures traduit l’insuffisance de cette première mesure.

Le fond du problème est structurel. Le port de Casablanca traite un trafic commercial en progression continue sur des infrastructures dont la capacité n’a pas suivi le même rythme, et les mesures d’aménagement horaire relèvent d’un traitement des symptômes. La question d’une extension des capacités, ou d’un report d’une partie des flux vers d’autres plateformes, revient régulièrement dans le débat professionnel.

Les conséquences économiques de la congestion dépassent le cercle des transporteurs. L’immobilisation des marchandises génère des surestaries, alourdit le besoin en fonds de roulement des importateurs et se répercute in fine sur les prix de détail. Elle intervient au moment où les chaînes logistiques mondiales subissent déjà les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et de l’allongement des rotations.

Des tensions persistent par ailleurs chez les transporteurs du port, qui contestent les contraintes de circulation imposées dans l’enceinte et pointent la fragilité structurelle d’un secteur atomisé.

LNT

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