PME : un débat à Tanger met l’accent sur les enjeux de financement et de gestion financière
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Un cercle de débat ramadanesque consacré aux « fondements du financement et de la gestion financière des petites entreprises au Maroc » s’est tenu à Tanger, à l’initiative de l’Instance marocaine des petites entreprises (IMPE), réunissant entrepreneurs, professionnels de la finance et représentants institutionnels.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la culture entrepreneuriale et à améliorer les compétences en gestion financière des porteurs de projets, tout en offrant un cadre d’échange autour des défis structurels auxquels font face les petites entreprises.
Intervenant à cette occasion, le président de l’IMPE, Rachid Ouardighi, a souligné que cette cinquième édition intervient dans un contexte particulier, marqué par le lancement d’un nouveau dispositif de soutien dédié aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).
Il a indiqué que ce type de rencontre vise notamment à rapprocher les entrepreneurs des mécanismes d’accompagnement existants, qu’ils soient publics ou privés, tout en favorisant une meilleure compréhension des outils financiers et des opportunités disponibles.
Rappelant que les PME représentent plus de 95% du tissu entrepreneurial national, il a insisté sur leur rôle central dans la création d’emplois et la croissance économique, tout en mettant en évidence leur fragilité structurelle, notamment durant les premières années d’activité.
Selon M. Ouardighi, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés non pas en raison d’un manque d’idées ou de marchés, mais en raison de problématiques liées à la trésorerie, à la planification financière ou à la maîtrise des instruments commerciaux.
Il a notamment évoqué l’importance des évolutions introduites par la loi n° 71.24 modifiant le Code de commerce, entrée en vigueur début 2026, qui vise à sécuriser les transactions commerciales et à renforcer la confiance dans les échanges économiques.
Dans cette perspective, il a appelé à un engagement collectif impliquant l’État, le secteur bancaire et les entrepreneurs, afin de promouvoir l’inclusion financière et de renforcer les capacités de gestion des petites entreprises.
De son côté, Issam Sabour, a mis en avant les apports de la nouvelle législation, soulignant qu’elle introduit une approche davantage orientée vers la justice corrective que répressive.
Il a également insisté sur le rôle du chèque comme instrument central des transactions économiques, mettant en avant la confiance qu’il continue d’inspirer dans le tissu entrepreneurial.
La représentante du Centre régional d’investissement (CRI) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Khaoula Elguermai, a présenté les contours du nouveau dispositif de soutien aux TPME.
Elle a détaillé les différents mécanismes mis en place, notamment les subventions à l’investissement, l’accompagnement individualisé et les incitations prévues par la Charte de l’investissement.
Ce dispositif prévoit notamment trois types d’aides : une aide à la création d’emplois permanents, une aide territoriale visant à renforcer l’attractivité de certaines zones, ainsi qu’une aide dédiée aux activités prioritaires, afin d’orienter les investissements vers des secteurs à fort potentiel.
Les échanges ont également porté sur les différentes sources de financement accessibles aux petites entreprises, incluant les financements bancaires et les mécanismes publics de soutien.
Les participants ont souligné l’importance d’une gestion rigoureuse de la trésorerie, d’une planification budgétaire adaptée et d’une maîtrise des risques pour assurer la pérennité des entreprises.
Ils ont, par ailleurs, insisté sur le rôle central de la formation et de l’accompagnement dans le renforcement des capacités des entrepreneurs, en vue de leur permettre de mieux appréhender les exigences du marché et de saisir les opportunités de financement.
