L’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,1% en 2027, après une progression attendue de 5,3% en 2026, selon le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal accompagnant le projet de loi de finances 2027. Sur la période 2028-2029, la croissance devrait s’établir à 4,2% en moyenne. Le scénario gouvernemental repose notamment sur le maintien de la dynamique des activités non agricoles et sur une production céréalière de 70 millions de quintaux.
La croissance de l’économie marocaine devrait rester supérieure à 4% au cours des trois prochaines années. Selon les projections publiées par le ministère de l’Économie et des Finances, le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 4,1% en volume en 2027.
Ce rythme marquerait toutefois un ralentissement par rapport aux 5,3% attendus en 2026. L’évolution prévue pour l’année prochaine s’explique notamment par une progression limitée à 1,2% de la valeur ajoutée agricole, dans l’hypothèse d’une campagne céréalière de 70 millions de quintaux.
Les activités non agricoles devraient, à l’inverse, maintenir une croissance de 4,3%.
La croissance non agricole serait notamment portée par le secteur secondaire, dont la valeur ajoutée progresserait de 4,9% en 2027, après 4,5% en 2026.
Les activités tertiaires conserveraient également une dynamique relativement soutenue, avec une croissance attendue de 4,1%, contre 4% cette année.
Du côté de la demande, la consommation des ménages et des institutions sans but lucratif resterait l’un des moteurs de l’activité, même si sa progression ralentirait légèrement, passant de 4,6% en 2026 à 4,3% en 2027.
La consommation finale des administrations publiques augmenterait, pour sa part, de 6,6%, après 9,1% en 2026.
L’investissement devrait également accélérer. La formation brute de capital fixe progresserait de 4,6% en 2027, contre 4% cette année.
Les échanges extérieurs devraient rester dynamiques. En volume, les exportations de biens et services augmenteraient de 7,3% en 2027, contre 6,4% en 2026.
Les importations connaîtraient parallèlement une progression plus rapide, de 7%, après 5,5% en 2026, dans un contexte de maintien de la demande intérieure et de l’investissement.
À prix courants, le PIB devrait augmenter de 6% en 2027, après 6,8% en 2026.
Le cadrage macroéconomique du gouvernement porte également sur les deux années suivantes. Pour 2028 et 2029, le ministère table sur une croissance annuelle moyenne de 4,2%.
Les activités non agricoles progresseraient également de 4,2% en moyenne chaque année. La valeur ajoutée du secteur secondaire augmenterait de 4,3%, tandis que celle du tertiaire afficherait une progression moyenne de 4,1%.
L’agriculture retrouverait une contribution plus importante à la croissance, avec une hausse moyenne de sa valeur ajoutée de 4,3% sur la période. Cette projection repose sur l’hypothèse d’une production céréalière stabilisée à 70 millions de quintaux par an ainsi que sur la poursuite du développement des autres filières agricoles.
Au-delà de la croissance, la programmation budgétaire triennale 2027-2029 prévoit la poursuite de la réduction du déficit et de l’endettement.
Le gouvernement se fixe pour objectif de maintenir le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2027, 2028 et 2029. Le ratio d’endettement devrait, de son côté, être ramené à 63% du PIB en 2029.
Cette trajectoire doit permettre de dégager des marges pour financer les différents chantiers publics tout en contenant les déséquilibres budgétaires.
Pour y parvenir, les orientations retenues pour 2027-2029 portent notamment sur la maîtrise des dépenses de personnel, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de l’efficacité des dépenses d’investissement.
LNT
