Société

Plaidoyer à Marrakech pour une action rapide pour les villes africaines

le 15 novembre 2016


La ville ocre, en parallèle des travaux de la COP 22, a abrité en ce début de semaine les travaux du 2ème sommet des élus locaux et régionaux pour le climat qui a connu la participation d’élus locaux et régionaux de différents pays, ainsi que de représentants d’ONG européennes et africaines.

Au menu de cette édition : la Finance Climat des Territoires. Une thématique qualifiée par les différents intervenants d’importante pour contribuer au financement de l’action locale en faveur du climat.

Dans son allocution, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, M. Cherki Draiss, a souligné que les instances territoriales élues se trouvent aujourd’hui, plus que jamais, au coeur d’un changement radical et optimal dans les modes de gestion et de prise de décisions.

Et d’insister sur la nécessité d’œuvrer en vue « d’orienter les financements vers le renforcement des capacités des élus et des acteurs dans les gouvernements locaux pour qu’ils puissent réaliser des projets profitant aux populations dans le respect des critères environnementaux’’.

Pour sa part, le président du Conseil de la région Fès-Meknès, Mohand Laenser, a indiqué que il est important d’insuffler une nouvelle culture et de nouveaux réflexes pour le financement collectif de la mutation et d’interroger les modèles de mobilisation existant ».

Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a tenu à rappeler, quant à lui, que « Seuls 9 % du budget des grandes banques sont consacrés au financement de projets climatiques locaux et l’adaptation ne représente que 30% de cette enveloppe ». Et de poursuivre que le financement de la mutation durable des territoires, en particulier en Afrique, représente un point stratégique dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des Objectifs de développement durable.

Le président de la COP22 a souligné que les villes représentent 70% des émissions de CO2 mondiales alors que les villes africaines sont les victimes du changement climatique et n’émettent que 5,5% des émissions de CO2, mais subissent les affres du changement climatique avec une grande vulnérabilité aux phénomènes extrêmes.

Il a dans ce cadre, plaidé pour une coopération entre pays développés et pays du Sud et entre pays du Sud pour promouvoir le développement durable dans les régions.
Après la première édition tenue en décembre 2015 à Paris, cette deuxième édition tenue à Marrakech s’inscrit dans la continuité de la mobilisation pour l’action et l’impact des gouvernements locaux et régionaux et s’ouvre pour la première fois aux acteurs régionaux, en premier lieu, l’Afrique…

H.Z