Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi devant l’Assemblée générale des Nations unies que son pays ne se laisserait pas intimider mais demeurait disposé à négocier, réponse directe à la menace d’anéantissement formulée la veille par Donald Trump.
« Nous sommes prêts au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, sans accepter le langage de la force », a-t-il déclaré, ajoutant : « Oui, ils nous ont frappés, mais nous n’avons pas plié le genou. » Il a brandi des photographies d’enfants tués lors d’une frappe sur une école à Minab, affirmant que son pays avait été « victime du terrorisme », et présenté les capacités militaires iraniennes comme purement défensives.
Sur le dossier nucléaire, il a rejeté l’idée que la maîtrise de cette technologie doive demeurer l’apanage de certaines nations et soutenu que le différend n’admettait pas de solution militaire. Il a averti que « personne dans cette région ne jouira de la sécurité seul », formule visant les États du Golfe autant que les puissances extérieures.
La délégation américaine a quitté la salle pendant son intervention. Le secrétaire d’État Marco Rubio a rejeté les affirmations iraniennes en matière de droits humains et qualifié les échanges diplomatiques en cours de simple continuation de conversations antérieures. Les deux parties décrivent ces contacts comme préliminaires, sans avancée notable.
Le conflit, engagé le 28 février, dure depuis près de sept mois. La fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial maintient le baril au-dessus de 100 dollars et nourrit une crise d’approvisionnement en carburants dont l’Europe subit les effets les plus marqués. La Chambre des représentants américaine a voté pour la troisième fois, le 16 septembre, une résolution visant à mettre fin aux opérations, texte auquel la Maison Blanche devrait opposer son veto.
LNT