Paris ouvre une enquête sur une frappe israélienne à Beyrouth

Par LNT
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Deux juges d’instruction du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris ont été saisis d’une information judiciaire portant sur une frappe israélienne menée à Beyrouth, sous la qualification d’attaque délibérée contre un bien civil, constitutive de crime de guerre. L’ouverture de l’enquête a été annoncée mardi 3 novembre par l’avocate Clémence Bectarte.

La procédure porte sur le bombardement d’un immeuble de douze étages dans le quartier de Noueiri, à Beyrouth, le 26 novembre 2024. Trois étages ont été détruits selon la plainte et sept civils ont été tués, parmi lesquels les parents du plaignant, âgés de quatre-vingt-sept et soixante-dix-sept ans. La frappe est survenue quelques heures avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

La plainte avec constitution de partie civile a été déposée au printemps dernier par l’artiste franco-libanais Ali Cherri, avec le concours de la Fédération internationale pour les droits humains. Le plaignant n’a pu agir du chef d’homicide, ses parents n’ayant pas la nationalité française, la compétence des juridictions françaises reposant en l’espèce sur la qualité de la partie civile.

Le parquet national antiterroriste avait requis en septembre l’ouverture d’une information judiciaire contre personne non dénommée, estimant qu’il existait des indices graves et concordants. Aucune réaction israélienne n’a été rendue publique.

LNT

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