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Nvidia lance la production de ses nouvelles puces d’intelligence artificielle attendues au second semestre

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Nvidia lance la production de ses nouvelles puces d’intelligence artificielle attendues au second semestre

Par LNT
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Le groupe américain Nvidia a annoncé le démarrage de la production de ses nouveaux processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, baptisés Vera et Rubin, dont la commercialisation est prévue pour le second semestre de l’année. L’information a été dévoilée par le PDG du groupe, Jensen Huang, en marge du salon CES de Las Vegas.

Les puces Vera, de type CPU, et Rubin, de type GPU, sont destinées aux centres de données spécialisés dans le calcul intensif lié à l’IA. Elles succèdent aux générations Grace et Blackwell, mises sur le marché moins d’un an auparavant, traduisant une accélération du rythme d’innovation chez le leader mondial du secteur.

Jensen Huang a indiqué que Nvidia a fait le choix de faire évoluer sa technologie de calcul sur une base annuelle, alors que le cycle de renouvellement était jusqu’ici plutôt biannuel, aussi bien pour Nvidia que pour ses principaux concurrents. Selon lui, le lancement anticipé de la production était indispensable afin de respecter le calendrier de mise sur le marché prévu pour la fin de l’année.

Cette nouvelle architecture est présentée par le groupe comme offrant des gains significatifs en matière de performances et d’efficacité énergétique. Les responsables de Nvidia avancent que la plateforme Vera-Rubin serait capable de traiter jusqu’à cinq fois plus de données que la génération précédente, avec un rapport performance-prix et une efficacité énergétique également multipliés par cinq.

L’enjeu est majeur pour les clients du groupe, parmi lesquels figurent la plupart des géants mondiaux du numérique, à l’image de Microsoft, Amazon ou Meta. Ces acteurs font face à une hausse rapide de leurs coûts énergétiques, liée à l’essor des usages de l’IA et à l’explosion des besoins en puissance de calcul au sein de leurs centres de données.

Cette accélération du cycle d’innovation suscite toutefois certaines interrogations parmi les analystes, qui évoquent un risque d’obsolescence plus rapide des générations précédentes de processeurs, alors même que les investissements engagés pour leur déploiement se chiffrent en milliards de dollars.

Avec ces nouvelles puces, Nvidia entend également consolider sa position dominante sur un marché qu’elle contrôle aujourd’hui à environ 80 % dans le segment des processeurs pour centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. L’entreprise doit cependant composer avec une concurrence accrue, à la fois de la part de ses rivaux historiques comme AMD et Intel, et de ses propres clients, qui développent de plus en plus leurs propres composants afin de réduire leur dépendance technologique.

LNT avec AFP

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