Népal : le bilan de la crue dépasse le millier de morts, l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise

Par LNT
inondations népal

Le décompte s’établit à 1 019 décès, 1 003 au Népal et seize au Tibet, avec plus de 4 400 personnes toujours portées disparues. Deux cent soixante-dix-neuf ouvriers ont été extraits des tunnels hydroélectriques, sur plus de neuf cents présents lors de la catastrophe. Plus de onze mille personnes ont été secourues au total.

Une semaine après l’effondrement glaciaire qui a déclenché la crue du 26 août à la frontière entre le Népal et le Tibet, le bilan a franchi le seuil du millier de morts. Le décompte s’établit à 1 019 décès, dont 1 003 au Népal et seize en territoire chinois. Plus de 4 400 personnes demeurent portées disparues, parmi lesquelles plusieurs centaines de ressortissants étrangers, les chiffres avancés sur ce point variant selon les sources.

Le Premier ministre népalais Balendra Shah a indiqué que 279 ouvriers avaient été extraits des chantiers hydroélectriques, sur plus de neuf cents personnes qui y étaient recensées au moment de la catastrophe. Les galeries envahies par la boue et les débris constituent le point le plus difficile des opérations, où toute progression exige un étaiement méthodique.

Au total, plus de onze mille personnes ont été secourues depuis le début des recherches. Le rétablissement des accès routiers vers le district de Nuwakot, l’un des plus durement touchés, a permis d’acheminer les secours et l’aide humanitaire.

L’aide internationale parvenue au Népal dépasse 42 millions de dollars, un montant qui devrait progresser. L’Inde et la Chine participent aux opérations, notamment par la construction de ponts métalliques provisoires de type Bailey, solution technique qui permet de rétablir rapidement une continuité routière sur des ouvrages emportés.

Les recherches se poursuivent dans les zones les plus isolées, mais la probabilité de retrouver des survivants décroît avec le temps écoulé. Le passage d’une phase de sauvetage à une phase de recherche des corps modifie la nature des opérations et pose une question douloureuse aux familles, dont beaucoup affichent les photographies de leurs proches sur les lieux de rassemblement.

L’origine de la catastrophe est établie. Une partie d’un glacier situé près du sommet du Langtang Lirung s’est détachée, chutant d’environ 1 200 mètres en entraînant roches et glace avant de percuter la rivière Lende. Le barrage temporaire ainsi formé a cédé, libérant une vague qui a traversé les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, avant que les eaux ne transitent par la rivière Trishuli jusqu’à l’État indien du Bihar.

Le chef du gouvernement népalais a évoqué des milliers de citoyens ayant perdu leur logement, leur famille, leurs proches et leurs biens, et s’est engagé sur un programme de relèvement et de réhabilitation.

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité