Népal : deux ouvriers extraits vivants d’un tunnel hydroélectrique neuf jours après la crue

Par LNT
deux-ouvriers-extraits-vivants-népal

Un contremaître et un superviseur mécaniques ont été sortis vivants du tunnel du chantier de Trishuli 3A. Leur état est stable. Environ 115 ouvriers demeurent bloqués dans la galerie principale de ce seul site, et 557 sont portés disparus sur l’ensemble du projet. Le bilan général atteint 1 259 morts et plus de 5 000 disparus.

Le sauvetage a eu lieu le 4 septembre, neuf jours après la crue du 26 août provoquée par l’effondrement d’une partie d’un glacier. Deux hommes, identifiés par les autorités comme un contremaître et un superviseur mécaniques, ont été extraits vivants du tunnel du chantier hydroélectrique de Trishuli 3A. Leur état a été jugé stable et ils ont été transportés vers un hôpital de Katmandou. Le premier a été porté sur les épaules d’un secouriste, couvert de boue.

La survie de deux hommes après neuf jours dans une galerie envahie par la boue relève de conditions rarement réunies : une poche d’air maintenue, un accès à l’eau, et une position en amont du front de coulée. Les autorités n’ont pas précisé les circonstances exactes de cette survie.

L’ampleur du problème sur ce seul chantier demeure considérable. Selon l’association népalaise des producteurs indépendants d’électricité, environ 115 ouvriers sont considérés comme bloqués dans la galerie principale du site, et près de 557 personnes sont portées disparues sur l’ensemble du projet Trishuli 3A.

À l’échelle nationale, environ 900 ouvriers manquent sur douze chantiers hydroélectriques, et près de 500 seraient bloqués dans des tunnels.

Ce décompte fait apparaître une caractéristique de la catastrophe qui n’était pas visible dans les premiers jours. La vallée touchée concentrait plusieurs projets hydroélectriques en construction simultanée, activité qui suppose des effectifs nombreux logés à proximité immédiate du cours d’eau et travaillant à l’intérieur de galeries, soit la configuration la plus défavorable face à une crue soudaine.

Le bilan général s’établit à au moins 1 259 morts et plus de 5 000 personnes portées disparues. Le ministre de la Communication a indiqué que les autorités attendaient le sauvetage d’un nombre croissant de personnes, formulation qui traduit le maintien officiel d’une phase de sauvetage alors que le temps écoulé réduit les probabilités.

Les opérations restent entravées par le relief, la météorologie et le risque de rupture des lacs de barrage formés en amont.

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité