Le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouvert ce mardi 22 septembre à New York, sur le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies qui tiennent leurs promesses pour tous ». Les travaux se poursuivent jusqu’au 26 septembre, avant une reprise le 28.
Le Secrétaire général António Guterres a ouvert la session, suivi du président de l’Assemblée Khalilur Rahman. Le Brésil s’exprime traditionnellement le premier parmi les États membres, précédant les États-Unis : le président Donald Trump était attendu mardi matin, aux alentours de 9h45 heure locale. Deux sessions quotidiennes sont programmées, de 9 heures à 14h45 et de 15 heures à 21 heures.
L’absence la plus commentée est celle du président de l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas s’adressera à l’Assemblée par message préenregistré, les États-Unis lui ayant refusé un visa pour la deuxième année consécutive, ainsi qu’à d’autres responsables palestiniens. L’Assemblée a voté pour autoriser cette intervention à distance. La décision américaine a été critiquée comme contrevenant à l’accord de siège de 1947, qui impose en principe à l’État hôte d’accorder l’accès à son territoire aux représentants invités aux travaux de l’organisation.
Plusieurs réunions de haut niveau se tiennent en parallèle, consacrées à l’action climatique, à la Déclaration sur le droit au développement, à l’élévation du niveau des mers, à la préparation aux pandémies, à la commémoration de la lutte contre le racisme et au désarmement nucléaire.
La session s’ouvre également sur une échéance institutionnelle. Le mandat d’António Guterres s’achève le 31 décembre et sept candidats restent en lice pour lui succéder, dont quatre femmes et trois hommes.
Pour Rabat, la semaine new-yorkaise est mise à profit pour consolider les positions avant l’examen par le Conseil de sécurité, attendu avant le 31 octobre, du mandat de la mission onusienne au Sahara. Nasser Bourita y a co-présidé le 17 septembre une conférence mondiale sur la lutte contre les discours de haine et multiplié les entretiens bilatéraux.
LNT
