Le ministère de la Santé et de la Protection sociale poursuit l’intégration des technologies numériques dans le système de santé public, avec le déploiement de solutions basées sur l’intelligence artificielle (IA) destinées à améliorer le diagnostic précoce et la prise en charge des patients.
Intervenant lundi à la Chambre des représentants, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a indiqué que son département a lancé plusieurs projets pilotes visant à exploiter les potentialités de l’IA dans différents domaines médicaux.
Parmi les initiatives engagées figure un programme destiné à faciliter la réalisation et l’interprétation des échographies, notamment pour le suivi des grossesses dans les zones rurales. Selon le ministre, ce projet est actuellement expérimenté dans les centres de santé d’Aghbala, dans la province de Béni Mellal, et de Moulay Bouazza, dans la province de Khénifra.
Cette initiative vise à accompagner les sages-femmes et les professionnels de santé dans l’identification précoce des grossesses à risque et à améliorer la qualité des diagnostics réalisés dans des territoires parfois confrontés à un manque de spécialistes.
Amine Tehraoui a également annoncé le recours à des solutions d’intelligence artificielle dans le domaine de l’oncologie. L’Institut national d’oncologie, relevant du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat, a ainsi commencé à utiliser des outils d’aide au dépistage précoce du cancer du sein.
Selon le ministre, ces technologies doivent permettre d’accélérer l’analyse des examens médicaux, d’améliorer la précision du diagnostic et de favoriser une prise en charge plus rapide des patientes.
Au-delà des applications liées à l’intelligence artificielle, le ministère poursuit également plusieurs projets de transformation numérique du système de santé.
Le ministre a indiqué que les services de son département travaillent à la mise en place progressive d’un système informatique unifié à l’échelle nationale. Cette démarche vise à renforcer l’interconnexion entre les hôpitaux publics, les centres de soins de santé primaires et les différentes structures de prise en charge.
Amine Tehraoui a également évoqué le projet de dossier médical unifié, destiné à assurer un meilleur suivi du parcours de soins des patients entre les différents établissements de santé.
Le développement des services de télémédecine figure également parmi les priorités du ministère, notamment dans les régions confrontées à des difficultés d’accès à certaines spécialités médicales.
LNT
