Mawazine 2019: Les deux frères toulousains Bigflo et Oli se produisent sur la scène OLM Souissi

Culture

Mawazine-2019: le duo Bigflo et Oli propulse le public vers « la lune »

le 24 juin 2019


Les rappeurs Bigflo et Oli ont transporté la foule de l’OLM Souissi sur les astres grâce à leur titre « sur la lune », avant que Dadju ne s’empare du cœur du public féminin en interprétant son tube « Reine », dimanche à Rabat, à l’occasion de la 18ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde (21-29 juin).

C’est dans une atmosphère d’impatience palpable que les deux rappeurs français Florian et Olivio Ordonez (Bigflo et Oli) sont apparus sur scène. « Bigflo & Oli, tu connais nan », s’exclame Bigflow, jamais sans sa casquette, avant d’entamer le fameux son « Nous aussi 2 » de sa voix grave facilement reconnaissable, rapidement entremêlée avec celle captivante de son cadet, Oli, dans un rap des plus uniques, loin des clichés, de la vulgarité et des looks « bling-bling ».

C’est d’ailleurs avec leur ton volontairement apolitique, leur verve si joliment singulière et leurs textes simplement poignants que les deux frères du rap ont offert au public un bond dans le passé avec leurs premiers tubes « Gangsta » et « Comme d’hab », devant des jeunes conquis, partageant les joies et les peines de la vie quotidienne chantées par le duo.

Des paroles tantôt humoristiques, presque sarcastiques, et tantôt sombres et mélancoliques, tel est le spectacle qu’ont réservé les deux Toulousains à leur public, complètement captivé par les histoires contées en toute honnêteté.

Les deux frères ont enchaîné avec le titre phare « Pour un pote », qu’ils ont composé pour le film « Brice de Nice 3 », avant d’ôter leurs vestes, dévoilant des maillots de l’équipe nationale marocaine de football. Une ultime preuve de respect pour ces deux fanatiques de ce sport.

Tous les écrans, jusqu’alors inutilisés, s’éveillent soudain pour afficher en lettres lumineuses « La vie de rêve », le titre de leur dernier album. Devant un public déchaîné, ils interprètent « Alors alors » puis « Papa », morceau écrit en hommage aux origines argentines de leur père.

C’est lors d’un interlude des plus surprenants, que la force de la fratrie du duo a décuplé. Florian à la batterie et Olivio à la trompette, le duo de rappeurs au style très versatile ont pris de cours tout le public, maîtrisant leurs instruments dans un flow « latino » inhabituel. Exercice périlleux mais réussi pour ces deux rappeurs exceptionnels.

Rejoints par leur ami et champion de beatbox Wawad, Bigflo et Oli ont fait bouger toute l’assistance avant que Florian ne se mette seul au piano pour introduire un de leurs plus célèbres tubes « Dommage ». Ce n’est que plusieurs faux départs volontaires plus tard, faits exprès comme pour titiller le public, que le duo se mit à chanter avec l’ensemble des jeunes présents.

A peine remis des émotions fulgurantes procurées par « Monsieur tout le monde », le dernier tube interprété par le duo, le public s’est vite retrouvé pris de fourmillements grâce à la voix extrêmement sensible et singulière de Dadju, le chanteur français d’origine congolaise.

Aussitôt arrivé sur scène, celui que l’on surnomme « le prince Dadj » a rapidement fait fondre les cœurs avec son titre « Lionne », une ode des temps modernes rendant hommages aux femmes, ces lionnes du quotidien qui se battent pour leurs familles.

« Déjà trouvé », « J’ai dit non », « Ma fierté » et d’autres tubes du célèbre Dadju se sont enchaînés, au plus grand bonheur du public qui scandait à l’unisson les paroles émouvantes de toutes les chansons du prince Dadj, connu pour sa capacité à produire des titres commercialement efficaces et musicalement irréprochables.

Dadju a ensuite fait trembler la scène de l’OLM Souissi grâce au rythme urbain singulier de son morceau « voler n’est pas bon », sorti en collaboration avec Abou Debeing, avant d’interpréter sa chanson à succès « Bella Ciao », clin d’œil à son grand frère, le très célèbre Maître Gims, ainsi qu’à Naestro, Vitaa et Slimane, qui ont collaboré sur le son.

Rythmes explosifs terminés, celui qui s’autoproclame « gentleman 2.0 » s’est adressé aux femmes présentes, son public tant idolâtré, auquel il a offert une magnifique interprétation de son titre « Bébé », sorti en collaboration avec le prince de l’afro-trap MHD.

Avec ses arrangements parfaits, ses mélodies bien faites et sa voix enivrante, le « lover » préféré des foules féminines a vite emmené ses « bébés » en lune de miel grâce à son fameux tube « Bob Marley », qui a fait vibré le cœur de plus d’une.

Le rythme accrocheur de la chanson « Jaloux » à peine retenti sur scène, le public s’est lancé dans un a capella des plus réussis, trois minutes durant, les fans du chanteur charismatique prenant ainsi le lead ce soir face à un Dadju plus ému que jamais.

A la fois interprètes, auteurs et compositeurs, Bigflo et Oli ont sorti leur premier album « La cour des grands » en 2015, certifié disque d’or en moins de quatre mois après sa sortie puis disque de platine en France.

Leur deuxième album intitulé « La vraie vie », est sorti en 2017. Après 3 semaines d’exploitation, l’album est certifié disque d’or, puis disque de platine 3 mois après sa sortie, double disque de platine, ensuite triple disque de platine en 2018.

Pour Dadju, né en Seine-Saint-Denis et d’origine congolaise, la musique est une affaire de famille. Son père chantait dans le groupe de Papa Wemba et son frère n’est autre que le célèbre Maître Gims. Il commence sa carrière en 2012 au sein du duo The Shin Sekaï aux côtés d’Abou Tall avec qui il sortira deux mixtapes et un album.

En 2017, il décide de se lancer en solo avec son premier single « Reine », qui sera certifié single de diamant, et sort son premier album, « Gentleman 2.0 », le 24 novembre.

LNT avec MAP