Politique

Maroc et Terrorisme : Quand Jeune Afrique crache dans la soupe…

le 30 août 2017


Dès le 23 août dernier, après les attentats de Barcelone et de Cambrils, www.lnt.ma et La Nouvelle Tribune étaient les premiers titres de la presse nationale à attirer l’attention sur le risque d’amalgame qu’induirait la nationalité d’origine des auteurs de ces actes horribles, (cf. https://lnt.ma/maroc-terrorisme-amalgame-facile-abusif/).

Il s’agissait alors de mettre en garde ceux qui, par facilité, esprit de lucre ou volonté de sensationnalisme, ne manquerait pas d’interpréter négativement le fait que onze des douze assassins étaient effectivement nés dans notre pays.

Bien évidemment, cela n’a pas raté même si cette démarche a été largement reprise depuis, notamment par 2M qui lui a consacré un reportage, mais aussi par le ministre espagnol de l’Intérieur qui a voulu officiellement prendre ses distances avec de tels raccourcis réducteurs, alors qu’une réelle inquiétude se manifeste parmi la population marocaine émigrée en Espagne et que des agressions à l’encontre de plusieurs de nos compatriotes ont eu lieu outre Détroit.

L’hebdomadaire Jeune Afrique, que certains qualifient parfois de « Jeune A Fric », pourtant très souvent utilisé par des officiels marocains comme caisse de résonnance, n’a point hésité à tomber dans cette dérive, comme si les héritiers et successeurs de Béchir Ben Yahmed voulaient passer du journalisme alimentaire au journalisme contestataire, en singeant Charlie Hebdo.

Et voilà M. Soudan, qui est pourtant un fin connaisseur des salons du Sofitel Palais des Roses à Rabat, de se fendre d’une Une attentatoire au Maroc et aux Marocains, illustrée par les photos des terroristes de Barcelone et Cambrils, sous le titre « Born in Morocco », le tout aux couleurs du Royaume.

Si les « amis » du Maroc se prennent à tomber ainsi dans l’amalgame et le procès d’intention, que restera-t-il à nos adversaires, tels les journaux algériens qui furent les premiers à insister sur la nationalité des terroristes ?

Mais peut-être, finalement, que cette bourde de Soudan amènera-t-elle les « décideurs » locaux à changer de crèmerie et à choisir un autre « support de renom », (parce que tout simplement étranger), pour accorder interviewes et déclarations en exclusivité ?

Comme Afrique-Asie, par exemple, depuis longtemps aux ordres d’Alger mais qui ne rechignerait sans doute pas à recueillir les paroles de M. Nasser Bourita !

Fahd YATA