Maroc-ONUDI : Un accord signé à Rabat pour accélérer le développement des parcs éco-industriels
Un accord relatif à la mise en œuvre du Programme mondial pour les parcs éco-industriels (GEIPP II) au Maroc a été signé lundi à Rabat, marquant une nouvelle étape dans la transition des zones industrielles vers des modèles plus durables.
Il a été conclu entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, l’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, et la représentante de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) au Maroc, Sanae Lahlou.
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération de longue date entre le Maroc, la Confédération suisse et l’ONUDI. Il vise à accompagner la transformation des parcs industriels marocains en éco-parcs, en promouvant une industrie à la fois plus compétitive, plus résiliente et respectueuse de l’environnement.
L’initiative repose sur l’amélioration des performances environnementales et économiques des zones industrielles, notamment à travers une utilisation plus efficiente des ressources, le développement de synergies entre entreprises et la mise en place de modes de gestion intégrés.
Conçu sur la base des enseignements tirés d’une phase pilote menée au Maroc ainsi que d’expériences internationales dans plusieurs pays, dont la Colombie, le Pérou, l’Ukraine, le Vietnam et l’Afrique du Sud, le programme vise à ancrer durablement le modèle des parcs éco-industriels dans le contexte national.
Le projet sera déployé sur la période 2026-2028, avec un budget indicatif de trois millions de francs suisses. Il ambitionne de promouvoir les principes de l’économie circulaire au sein du tissu industriel, de réduire l’empreinte carbone des activités industrielles et de renforcer la capacité d’adaptation des zones industrielles face aux effets du changement climatique.
Au-delà des dimensions environnementales, le programme intègre également une composante sociale, en lien avec les priorités nationales en matière de développement inclusif.
Intervenant lors de la cérémonie de signature, Ryad Mezzour a indiqué que ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts visant à améliorer les conditions d’accueil des industriels, en favorisant une production plus propre au sein des espaces industriels.
Le ministre a également insisté sur l’importance de mesurer et de réduire l’empreinte carbone des activités industrielles, soulignant que la mise en place d’outils d’évaluation et de certification constitue un levier essentiel pour renforcer la reconnaissance internationale des entreprises marocaines.
De son côté, Valentin Zellweger a mis en avant la dimension économique du projet, indiquant que cette initiative traduit une volonté commune de renforcer la compétitivité des entreprises tout en favorisant la création d’emplois.
La représentante de l’ONUDI au Maroc, Sanae Lahlou, a pour sa part souligné que le programme vise à accompagner la transition vers des parcs éco-industriels en s’appuyant notamment sur la réduction des déchets et des émissions de CO2, l’optimisation de l’utilisation de l’énergie et le développement de synergies industrielles.
Selon elle, cette démarche devrait contribuer à améliorer la performance des entreprises tout en favorisant la création d’emplois décents, positionnant le Maroc comme un acteur engagé dans la transition industrielle durable à l’échelle internationale.
Le programme ambitionne également de renforcer un écosystème national favorable au développement des parcs éco-industriels, en s’articulant avec les politiques publiques existantes et les initiatives nationales en cours.
Il prévoit en outre une coordination avec plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment le Groupe de la Banque mondiale et la coopération allemande (GIZ), afin de maximiser l’impact des actions engagées.
