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Maroc : la traque des fake news sur les enlèvements

Maroc : la traque des fake news sur les enlèvements

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Au Maroc, une vague de rumeurs sur de prétendus enlèvements d’enfants secoue les réseaux sociaux… mais derrière ces alertes virales se cachent, dans plusieurs cas, de simples fake news.

Face à cette psychose collective, les autorités ont décidé de réagir fermement.

Ces derniers jours, la police judiciaire a ouvert une vaste enquête dans plusieurs villes du pays, notamment à Berrechid et Settat, afin d’identifier les personnes derrière ces publications trompeuses. L’objectif : remonter jusqu’aux auteurs des vidéos et messages qui affirment, à tort, qu’un enfant aurait été kidnappé.

L’une des affaires les plus marquantes concerne une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, affirmant qu’une jeune fille aurait été victime d’une tentative d’enlèvement.

Mais après vérification, la préfecture de police de Settat a catégoriquement démenti ces accusations, précisant qu’aucune plainte ni signalement n’avait été enregistré par les services de sécurité.

Les enquêteurs ont finalement découvert que l’enlèvement avait été totalement inventé.
Selon les premières investigations, la scène aurait été mise en scène pour générer des vues et de l’engagement sur Instagram, exploitant la peur des parents pour faire le buzz.

Dans cette affaire, deux femmes ont été placées en garde à vue, tandis qu’une mineure soupçonnée d’avoir publié la vidéo a été placée sous contrôle judiciaire.

Et ce cas n’est pas isolé. Dans une autre ville, un homme a également été interpellé après avoir diffusé une vidéo affirmant que son propre fils avait failli être enlevé… avant d’admettre que l’histoire était entièrement inventée.

Ces fausses alertes peuvent sembler anodines, mais leurs conséquences sont réelles : elles alimentent la peur, créent un sentiment d’insécurité et mobilisent inutilement les forces de l’ordre.

C’est pourquoi les autorités marocaines rappellent que la diffusion de fausses informations pouvant troubler l’ordre public est passible de poursuites judiciaires.

Dans un monde où l’information circule en quelques secondes, cette affaire rappelle une chose essentielle :
avant de partager une alerte, il faut d’abord vérifier les faits.

Parce qu’à l’ère des réseaux sociaux, une simple rumeur peut devenir une panique nationale.

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