urn_newsml_afp.com_20220308_00281e5c-1001-4cb9-a9b1-c6819e343ac2_ipad
Le siège de la Banque mondiale à Washington, le 19 janvier 2022

Maroc : La Banque mondiale salue des réformes réglementaires « plus profondes que prévues »

Maroc : La Banque mondiale salue des réformes réglementaires « plus profondes que prévues »

Par LNT
urn_newsml_afp.com_20220308_00281e5c-1001-4cb9-a9b1-c6819e343ac2_ipad
Le siège de la Banque mondiale à Washington, le 19 janvier 2022

Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale.

L’institution internationale souligne que les réformes mises en œuvre sont jugées « plus profondes que prévu » et qu’elles constituent un levier important pour améliorer le climat des affaires et dynamiser l’investissement privé. Ces évolutions réglementaires sont appelées à favoriser une meilleure intégration des acteurs économiques dans le secteur formel, contribuant ainsi à élargir l’assiette productive et à soutenir l’emploi.

Le rapport relève également l’impact favorable de conditions météorologiques plus clémentes sur la reprise de la production agricole dans le Royaume, après plusieurs années marquées par la sécheresse. Cette amélioration conjoncturelle contribue à soutenir l’activité économique globale.

Sur le plan des équilibres extérieurs, la Banque mondiale note une amélioration des balances courantes, en partie grâce à la progression des envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger et à la hausse des recettes touristiques. Ces deux sources de devises jouent un rôle stabilisateur important pour l’économie nationale.

Concernant les finances publiques, l’institution estime que les déficits budgétaires des pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, devraient se réduire sur la période 2026-2027. Cette évolution serait liée, entre autres, aux politiques budgétaires restrictives mises en place, destinées à contenir les déséquilibres et à renforcer la soutenabilité des finances publiques.

En matière de croissance, la Banque mondiale prévoit pour le Maroc un taux moyen de 4,4 % en 2026. Cette performance serait toutefois accompagnée d’une expansion plus modérée dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie manufacturière, ainsi que d’une progression plus contenue de l’emploi, traduisant la persistance de défis structurels en matière de productivité et d’intégration du marché du travail.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale anticipe un léger fléchissement de la croissance à 2,6 % en 2026, avant un redressement à 2,7 % en 2027, ce qui traduirait une phase de stabilisation de l’économie mondiale sur les deux prochaines années.

LNT

Consultez librement toutes nos parutions hebdomadaires, nos hors-série et toutes les communications financières