La septième session de la commission mixte maroco-indienne s’est tenue lundi à Rabat. Les échanges bilatéraux ont atteint environ 4 milliards de dollars sur la campagne 2025-2026, avec un solde favorable au Maroc. New Delhi affiche l’objectif de doubler ce volume en cinq ans et propose d’examiner un accord commercial préférentiel.
La ventilation des flux fait apparaître une situation inhabituelle pour le Royaume. Les exportations marocaines vers l’Inde s’élèvent à environ 2,89 milliards de dollars, contre 1,6 milliard de dollars pour les exportations indiennes vers le Maroc, soit un excédent commercial marocain de près de 1,3 milliard.
Cette asymétrie favorable contraste avec la plupart des relations commerciales du Royaume. Elle s’explique largement par la structure des échanges, l’Inde important massivement des phosphates et dérivés pour son agriculture, l’une des plus consommatrices d’engrais au monde.
Les secteurs identifiés pour l’élargissement du partenariat couvrent l’automobile, l’électrique, les énergies renouvelables, les engrais, les infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques et hydrauliques, ainsi que la connectivité numérique.
Le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a présenté cette session comme une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. Le ministre indien Jitin Prasada a proposé la levée des barrières non tarifaires et l’examen d’un accord commercial préférentiel.
Deux initiatives ont été retenues : la création d’un groupe de travail conjoint sur le commerce bilatéral et la participation marocaine au Partnership Summit 2026, prévu les 12 et 13 novembre à Visakhapatnam.
L’enjeu dépasse le seul volume. Dans une année où le déficit commercial marocain s’est creusé de 23,5% au premier semestre, à 198,38 milliards de dirhams, avec un taux de couverture ramené à 56,8%, la consolidation d’un excédent bilatéral de cette ampleur constitue un point d’appui.
LNT
