(de G à D) Michael Ryan, directeur du programme des urgences sanitaires, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, et Maria Van Kerkhove, responsable technique de l'OMS, le 11 mars 2020 à Genève © AFP Fabrice COFFRINI

Société

L’OMS coordonne une étude internationale sur des traitements expérimentaux contre le Covid-19

le 19 mars 2020


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) coordonne une étude internationale dans de nombreux pays et dans laquelle des traitements sont testés pour s’assurer de leur efficacité contre le Covid-19, a indiqué mercredi à Genève son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Plusieurs petites études avec différentes méthodes peuvent ne pas nous fournir les preuves claires et solides dont nous avons besoin sur les traitements qui aident à sauver des vies », a expliqué M.Ghebreyesus lors d’une conférence de presse virtuelle.

En conséquence, l’OMS et ses partenaires mènent une vaste étude, appelée essai de solidarité, dans de nombreux pays où certains de ces traitements non testés sont comparés les uns aux autres, a-t-il précisé.

« Cette vaste étude internationale sert à fournir des données et des preuves scientifiques solides dont nous avons besoin, pour montrer quels traitements sont les plus efficaces », a-t-il poursuivi.

« L’essai de solidarité » propose des procédures simplifiées pour permettre même aux hôpitaux surchargés de participer, a-t-il relevé, ajoutant que de nombreux pays ont déjà confirmé leur adhésion à l’étude (Argentine, Bahreïn, Canada, France, Iran, Norvège, Afrique du Sud, Espagne, Suisse et Thaïlande).

« Tous les jours, l’OMS parle à des ministres de la Santé, à des chefs d’Etat, au personnel soignant, à des dirigeants hospitaliers et industriels (…) afin de les aider à se préparer et à établir des priorités, en fonction de leur situation spécifique », a insisté par ailleurs M. Tedros.

Il a expliqué que l’OMS recommandait toujours de dépister tous les cas suspects et de les isoler, soulignant que les mesures de « distanciation » sociale à elles seules, comme celles récemment prises par de nombreux pays européens, ne suffisent pas.

« Les mesures d’éloignement physique – comme l’annulation de manifestations sportives, de concerts et d’autres grands rassemblements – peuvent contribuer à ralentir la transmission du virus, réduire la charge qui pèse sur le système de santé et contribuer à rendre les épidémies gérables (…) mais pour contrôler et mettre fin aux épidémies, les pays doivent tester, isoler et suivre les contacts », a-t-il détaillé.

« S’ils ne le font pas, les chaînes de transmission vont continuer » à exister et « resurgir une fois que les mesures d’éloignement physique seront levées », a-t-il averti.

LNT avec MAP