L’Iran prêt à une guerre d’usure qui « détruirait » l’économie mondiale
Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se poursuit depuis plusieurs jours, Téhéran affirme être prêt à s’engager dans une guerre d’usure prolongée, qui pourrait, selon ses responsables militaires, avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.
Selon un responsable des Gardiens de la révolution iranienne, les adversaires de l’Iran doivent envisager la possibilité d’un conflit long susceptible d’affaiblir durablement leurs capacités militaires et d’affecter l’économie mondiale. Cette déclaration intervient dans un contexte d’intensification des opérations militaires et d’attaques visant notamment des infrastructures énergétiques et des routes maritimes stratégiques.
L’un des principaux points de crispation concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. La perturbation de cette voie maritime essentielle a déjà entraîné de fortes tensions sur les marchés de l’énergie.
Dans ce contexte, plusieurs incidents ont été signalés dans la zone, notamment des attaques contre des navires commerciaux et la pose de mines maritimes, ce qui complique la reprise normale du trafic maritime. Ces actions alimentent les craintes d’une crise énergétique internationale.
Face au risque de rupture d’approvisionnement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et plusieurs pays ont annoncé des mesures exceptionnelles. Une libération massive d’environ 400 millions de barils provenant des réserves stratégiques a été décidée afin de stabiliser les marchés et contenir la hausse des prix du pétrole.
Malgré ces initiatives, les analystes estiment que la situation reste fragile. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ou une extension du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, une hausse du coût de la vie et des perturbations importantes dans le commerce mondial.
Sur le plan diplomatique, plusieurs dirigeants internationaux ont exprimé leur inquiétude quant à l’absence de stratégie claire pour mettre fin au conflit. Certains responsables européens redoutent qu’une guerre prolongée n’entraîne une déstabilisation régionale et des conséquences économiques durables à l’échelle mondiale.
Pour l’heure, les combats se poursuivent et les tensions demeurent élevées au Moyen-Orient, laissant planer l’incertitude sur l’évolution du conflit et ses impacts potentiels sur l’économie mondiale.
LNT
