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Liquidité bancaire : le déficit se creuse à 143,2 milliards de dirhams

Par LNT
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Le déficit moyen de liquidité bancaire s’est accentué de 4,31% entre le 12 et le 18 août 2026 pour atteindre 143,2 milliards de dirhams, selon le dernier « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans ce contexte, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 5,6 milliards de dirhams, à 55 milliards, tandis que le taux moyen pondéré interbancaire est resté stable à 2,25%.

Les besoins de liquidité du système bancaire ont poursuivi leur progression à la mi-août. Sur la semaine allant du 12 au 18 août, le déficit moyen s’est établi à 143,2 milliards de dirhams, contre un niveau inférieur de 4,31% la semaine précédente.

Face à cette évolution, Bank Al-Maghrib a accru ses injections à travers ses avances à sept jours. Leur montant a atteint 55,03 milliards de dirhams, en hausse de 5,63 milliards par rapport à la précédente opération.

Le taux interbancaire reste stable à 2,25%

Malgré l’accentuation du besoin de liquidité, les conditions sur le marché interbancaire sont restées relativement stables.

Le taux moyen pondéré (TMP) s’est maintenu à 2,25% sur la semaine, soit un niveau identique à sa moyenne sur un mois et sur un an. Le taux MONIA a, pour sa part, progressé pour atteindre 2,21% le 18 août.

Les placements du Trésor ont parallèlement diminué. Leur encours quotidien maximal s’est établi autour de 12 milliards de dirhams, contre 13,5 milliards une semaine auparavant, selon BKGR. Au 19 août, l’encours quotidien ressortait à 5,9 milliards de dirhams.

Sur le marché primaire des bons du Trésor, la dernière adjudication s’est concentrée sur la maturité à 52 semaines.

Face à une demande totale de 4,14 milliards de dirhams sur les différentes maturités proposées, le Trésor a retenu 1,5 milliard de dirhams, soit un taux de satisfaction global de 36%. L’intégralité du montant retenu concerne la ligne à 52 semaines.

Le taux limite de cette maturité s’est établi à 2,3063%, avec un taux moyen pondéré de 2,2786%. Cette opération s’est traduite par une hausse de 0,5 point de base du taux primaire.

Détente sur la majorité des maturités secondaires

Sur le marché secondaire, les rendements ont évolué à la baisse sur l’essentiel de la courbe.

Le recul le plus marqué a concerné la maturité à 13 semaines, avec une diminution de 10,28 points de base. Les taux ont également baissé de 2,84 points de base sur le 26 semaines, de 1,97 point sur le 2 ans et de 1,94 point sur le 5 ans.

Les maturités longues ont en revanche légèrement progressé : les rendements à 20 et 30 ans ont chacun augmenté de 0,08 point de base. Les taux secondaires ressortaient ainsi à 2,07% pour le 13 semaines, 2,20% pour le 52 semaines, 2,85% pour le 5 ans, 3,30% pour le 10 ans et 4,15% pour le 30 ans.

BKGR anticipe une stabilité des taux à court terme

Pour les prochaines semaines, BMCE Capital Global Research table sur une évolution globalement stable des taux obligataires à court terme.

Les analystes mettent notamment en avant un besoin de financement du Trésor qui reste contenu et une situation de trésorerie jugée confortable. Ces éléments devraient permettre au Trésor de poursuivre une gestion mesurée de ses levées et de limiter les pressions sur la courbe primaire.

Des ajustements ponctuels restent toutefois possibles sur les maturités courtes. Sur le marché secondaire, BKGR estime que la détente constatée sur la majeure partie de la courbe pourrait se prolonger modérément.

Cette dynamique pourrait néanmoins perdre progressivement de son intensité à l’approche de la fin du trimestre, une période susceptible d’inciter davantage les investisseurs à l’attentisme.

LNT

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