Culture

Les Sept Sages de l’Apocalypse, Casablanca au cœur des mystères de la fin du monde

le 19 février 2016


Elmehdi El Kourti, vient de nous livrer son dernier un second roman, intitulé «Les Sept Sages de l’Apocalypse». Paru chez Editeur de Talents, l’ouvrage met en scène Iyad Ennoury, un journaliste d’investigation, qui sera mêlé malgré lui à une histoire rocambolesque. Il est au coeur d’un grand mystère, qu’il tente de déchiffrer, aidée dans sa quête par Assia. Deux personnages que l’on avait découverts dans le précédent roman d Elmehdi El Kourti.

Les faits se passent en 2012, à Casablanca. Un clin d’oeil à la date fatidique de la fin du monde, selon les prédictions du calendrier maya. Iyad Ennoury devra ainsi affronter la puissante organisation de l’Église de Scientologie. Son but est de mettre la main sur un objet, d’une grande «valeur historique».

Ecrit dans un français soutenu, le roman est un polar qui renvoie à de nombreuses références historiques, religieuses, artistiques, scientifiques, mythologiques… Le lecteur est tenu en haleine, du début jusqu’à la fin du livre. Très bien documenté, l’ouvrage plonge le lecteur dans un univers parfois irrationnel, mais captivant. La curiosité atteint son comble. «Pour moi, un roman est une source de divertissement, d’émerveillement, d’émotion, mais aussi, une source de réflexion, par le doute et la prospective», écrit l’auteur, qui explique qu’à travers ce livre, il ambitionne de «partager la conviction de la force de l’imagination dans la littérature, et surtout proposer aux lecteurs d’autres choix.»

Sept jours, sept pays, sept sages, sept meurtres, sept parchemins, ce sont là quelques éléments du roman. Ils renvoient à l’apocalypse, qui nous est annoncée depuis très longtemps. Mais qui s’intéresse à un oracle de mort issu d’une antique civilisation d’Amérique centrale, les Mayas ? Apparemment beaucoup de monde.

LO


Extrait :

«Il faisait encore nuit, mais les premières lueurs de l’aube n’allaient pas tarder. Iyad se réveilla et s’assit au bord du lit, la tête dans les mains. Il essaya d’ouvrir les yeux, mais ses paupières semblaient cousues. Il avait l’impression qu’un marteau piqueur lui pilonnait l’intérieur de son crâne. Un léger tremblement où se mêlaient froid et fatigue le secoua.(…)Il entra dans la chambre d’amis où dormait Assia, sans bruit, et même s’il n’y voyait rien, il eut l’impression qu’elle ne dormait pas. Elle le lui confirma en annonçant de but en blanc :

-Cette énigme va me rendre folle. Iyad appuya sur l’interrupteur pour éclairer la pièce et s’installa près d’elle. Ils restèrent ainsi un mong moment, face à face dans un silence empli de sous-entendu et de suppositions.

Iyad coupa cette discussion silencieuse. (…) Assia avait insisté pour rester auprès d’Iyad. Elle ne pouvait pas le laissait tout seul dans état. C’était son ami et elle avait aussi la bêtise d’être amoureuses de lui. (…). Elle chassa ses idées pour se concentrer sur le message qu’ils devait déchiffrer. (…) Pourquoi utilisait le présent et le futur si Mohamed Zefzaf n’est plus de ce monde. ?»

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