Les professionnels du transport en grands taxis étudient un relèvement des tarifs d’environ un dirham, le gasoil ayant dépassé 16 dirhams le litre, et des témoignages font état d’une application déjà effective dans plusieurs villes.
Les opérateurs font valoir que le carburant absorbe l’essentiel de leur recette journalière. Le soutien direct versé par l’État aux transporteurs, reconduit à plusieurs reprises et ajusté sur l’évolution des prix, ne suffirait plus à compenser la hausse.
Le cadre juridique est toutefois contraignant. Les associations de consommateurs rappellent qu’une hausse tarifaire n’est légale que par décision du gouverneur de la province, le transport urbain et interurbain relevant de tarifs administrés. La Fédération marocaine des droits du consommateur indique avoir reçu une plainte visant des augmentations appliquées unilatéralement et se dit prête à engager des poursuites dès lors que deux personnes concernées lui en donneront mandat. Elle relève dans le même temps que le contrôle demeure faible, faute d’inspecteurs en nombre suffisant.
La fédération demande au prochain gouvernement soit un plafonnement des prix des carburants au titre de la loi 104.12, soit une réduction d’un dirham de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers. Le président du Conseil de la concurrence a précisé de son côté que l’exécutif sortant n’avait jamais sollicité l’activation du mécanisme de plafonnement.
Les professionnels devaient arrêter leur position lors d’une réunion tenue mercredi. À Rabat, des chauffeurs ont par ailleurs évoqué un mouvement de grève.
LNT