Le projet de loi de finances pour 2027 porte le total des charges de l’État à 825,59 milliards de dirhams, en hausse de 8,44% sur la loi de finances en vigueur, et les ressources à 786,60 milliards, en progression de 10,39%. Le besoin de financement résiduel ressort à 38,99 milliards de dirhams, en recul de 20,01%.
Les charges se répartissent entre 571,12 milliards de dirhams pour le budget général hors amortissement de la dette, 183,41 milliards pour les comptes spéciaux du Trésor, 1,68 milliard pour les services de l’État gérés de manière autonome et 69,38 milliards au titre de l’amortissement de la dette.
Du côté des ressources, le budget général apporte 482,42 milliards de dirhams hors emprunts à moyen et long terme, les comptes spéciaux du Trésor 182,49 milliards et les services autonomes 1,68 milliard, les emprunts à moyen et long terme étant attendus à 120 milliards. Le solde du budget de l’État, hors emprunts et amortissement, s’établit à moins 89,61 milliards de dirhams, contre moins 107,58 milliards un an plus tôt.
Les dépenses de fonctionnement atteignent 387,14 milliards de dirhams, en hausse de 11,41%. La rémunération des personnels s’élève à 195,67 milliards, en quasi-stabilité avec une progression de 0,18%, dont 25,52 milliards de contributions de l’État à la prévoyance sociale et aux retraites. Les dépenses de matériel et dépenses diverses progressent de 17,62%, à 110,18 milliards.
L’investissement du budget général est doté de 138,03 milliards de dirhams de crédits de paiement, en hausse de 1,41%, auxquels s’ajoutent 88,77 milliards de nouveaux crédits d’engagement et 15 milliards de crédits de report estimés, soit une capacité totale de 241,80 milliards mise à la disposition des administrations.
La charge de la dette publique s’établit à 115,32 milliards de dirhams. Les intérêts et commissions atteignent 45,94 milliards, contre 44,05 milliards, dont 32,25 milliards au titre de la dette intérieure et 13,69 milliards pour la dette extérieure. Le remboursement du principal s’élève à 69,38 milliards, contre 64,17 milliards, dont 51,08 milliards en intérieur et 18,30 milliards en extérieur.
Les recettes du budget général progressent surtout du côté des impôts directs, attendus à 203,48 milliards de dirhams, soit une hausse de 22,81%. Les impôts indirects atteignent 185,55 milliards, en progression de 10,52%, les droits d’enregistrement et de timbre 28,40 milliards, en hausse de 16,79%, et les droits de douane 19,97 milliards, en hausse de 9,85%. Les dons et legs reculent d’un tiers, à 1 milliard, et les recettes diverses de 2,32%, à 9,40 milliards.
La progression de plus de 22% attendue des impôts directs intervient alors que le même texte engage la baisse de l’impôt sur le revenu, dont le coût est évalué à 5,5 milliards de dirhams pour la première année.
LNT