Cent cinquante-huit millions d’électeurs sont appelés dimanche à choisir entre le président Luiz Inacio Lula da Silva et le sénateur Flavio Bolsonaro, arrivé en tête du premier tour du 4 octobre avec 47% des voix contre 45%. Le dernier sondage publié les donne à égalité, à 50% chacun.
Cette enquête, diffusée jeudi par un institut brésilien, confirme le resserrement du scrutin. Deux semaines plus tôt, le même institut créditait le candidat de droite de 52% des intentions de vote contre 48% au président sortant. Une semaine plus tard, le rapport s’inversait, à 51% contre 49% en faveur du chef de l’État. Un autre institut, dont les résultats ont été publiés mercredi, donnait le sénateur à 45% et le président à 44%. L’écart demeure dans tous les cas inférieur ou égal à la marge d’erreur.
Flavio Bolsonaro, sénateur, est le fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro, qui a dirigé le pays de 2019 à 2022 et qui est privé de liberté à la suite de sa condamnation, les informations de presse divergeant sur le régime de détention appliqué. Sa candidature avait été annoncée en décembre, après l’écartement judiciaire de son père.
Le président sortant, qui a déjà exercé deux mandats consécutifs avant de revenir au pouvoir en 2023, est pénalisé par l’éloignement d’une partie de l’électorat des classes moyennes à l’égard de son parti, alors que le recul de la pauvreté enregistré au cours des années de gouvernement de ce dernier n’a pas effacé les difficultés de fin de mois.
Le Brésil compte parmi les premiers débouchés des engrais marocains, ce qui donne au scrutin une portée économique pour le Royaume, les orientations de politique agricole et commerciale du prochain exécutif pesant sur ce courant d’échanges.
LNT