La région de Casablanca-Settat concentre 57 sièges au titre des circonscriptions locales, répartis sur seize circonscriptions, dans un scrutin dont l’issue régionale pèsera lourdement sur la composition de la prochaine Chambre des représentants. Le vote se tient le 23 septembre.
La densité de la compétition varie fortement d’une circonscription à l’autre. À Casablanca-Anfa, vingt listes se disputent quatre sièges. À Settat, vingt-quatre listes briguent six sièges, dans un contexte marqué par les changements d’appartenance partisane de plusieurs candidats. Berrechid compte vingt et une listes pour quatre sièges et Nouaceur vingt listes pour trois. À l’opposé, Médiouna ne dispose que de deux sièges, configuration où la mobilisation des réserves de voix devient déterminante.
Ce rapport entre le nombre de listes et celui des sièges à pourvoir produit un effet arithmétique connu. Dans un scrutin de liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste, la multiplication des candidatures disperse les suffrages et abaisse le quotient nécessaire pour obtenir un siège, ce qui favorise les formations disposant d’un socle militant compact plutôt que celles dont l’audience est large mais diffuse.
Plusieurs facteurs structurent la compétition régionale : la capacité d’organisation des partis, la présence de sortants candidats à leur réélection, l’entrée en lice d’élus locaux disposant d’une notoriété communale, et le repositionnement de figures politiques ayant changé d’étiquette depuis 2021. Ces recompositions ont modifié la physionomie de plusieurs listes par rapport au scrutin précédent.
L’enjeu dépasse le décompte des sièges. Casablanca-Settat est la première région économique du pays et concentre une part déterminante de l’activité industrielle, financière et portuaire. Les équilibres politiques qui s’y dessinent pèsent sur la conduite de dossiers métropolitains lourds, mobilité urbaine, assainissement, foncier et gestion déléguée des services, autant de sujets où les arbitrages relèvent conjointement des élus locaux et du gouvernement.
À l’échelle nationale, 7 288 candidats se présentent sur 1 850 listes pour 395 sièges, devant un corps électoral de 15,8 millions d’inscrits.
LNT
