Politique

Législatives 2026 : Après la victoire, la dure épreuve des alliances !

Par LNT
RNI PAM

Le PAM, principal allié de la coalition sortante conduite par le RNI, vient, au titre du scrutin législatif du 23 septembre, de surclasser la Colombe, deuxième de ces élections. Mais le jeu des alliances s’annonce compliqué…

Talbi Alami, Président rniste de la Chambre des Représentants, avait bel et bien annoncé en pleine campagne électorale, que même si le PAM remportait les élections, le Département de l’Economie et des Finances resterait entre les mains de « Lalla Nadia » !

Cette annonce a fait couler beaucoup d’encre. On y revient aujourd’hui pour savoir si le PAM de Faouzi Lekjaâ finira-t-il par céder en s’alliant d’abord avec le RNI, mais surtout en ne touchant pas au ministère des Finances ?

En lançant ce défi aux amis de Lekjaa, Talbi Alami savait que ce scrutin allait se jouer entre le RNI et le PAM et que malgré sa deuxième place, son parti ne devrait en aucun cas lâcher le département de l’Economie et des Finances que « Lalla Nadia » devrait continuer à y présider, a-t-il dit.

La réponse de Lekjaa n’a pas tardé. Lors de ses meetings, il a bien voulu démontrer que ni lui, ni son parti, sont prêts pour céder aux chantages : « Je ne comprends pas. Certains ont déjà commencé à dispatcher les portefeuilles ministériels ! », lançait avec grand étonnement Lekjaa.

Mais ce qui est à retenir, c’est qu’à la suite aux résultats de ce scrutin qui collent parfaitement avec les prévisions de Talbi Alami, Faouzi Lekjaa est doublement interpellé. En effet, pour la formation du prochain gouvernement, serait-il amené à faire avec le RNI ? Et dans ce cas, serait-il amené à abandonner le département des Finances, un poste extrêmement stratégique, au profit du RNI ?

Dans le cas contraire, le PAM, avec 97 sièges, aura certainement du mal à former une majorité homogène et solide loin du RNI et ses 66 sièges. Le PJD avec ses 54 sièges, lui, ne cesse de rappeler qu’il n’est pas question de s’allier avec un parti comme le PAM.

L’Istiqlal, troisième de ce scrutin avec 65 sièges, se veut prêt, comme à l’accoutumée et peu importe le contexte, à s’entendre avec le parti vainqueur des élections.

Néanmoins, il est quand même important de constater que pour former une majorité solide, soit plus de 200 voix au Parlement, le PAM aura affaire avec d’autres formations tels que l’USFP, le PPS, ou encore le MP qui ne partagent pas forcément ses convictions et ses méthodes.

C’est dire que la formation des alliances nécessaires pour la majorité gouvernementale pourrait prendre beaucoup du temps. Toutefois, le risque du blocage est-il envisageable par un RNI qui a du mal à avaler la pilule de la deuxième place ?

Ainsi, les jours à venir s’annoncent compliqués pour un PAM appelé à négocier avec tous pour gouverner…

H.Z

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