Au moins 16,5 millions de barils par jour ont quitté la région entre le 1er et le 28 septembre, volume équivalent à la moyenne d’avant le conflit si l’on exclut l’Iran, soit 10,5 millions de plus que la moyenne mensuelle de mars.
Le redressement s’explique par le contournement du détroit d’Ormuz. Quarante pour cent des exportations l’évitent désormais, contre 17% avant le conflit, grâce à l’oléoduc est-ouest saoudien et à la conduite reliant Abou Dhabi à Fujairah, qui débouche hors du détroit. L’oléoduc saoudien a repris son activité le 22 septembre après une brève interruption consécutive à une attaque de drone.
L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis portent l’essentiel de cette réorientation. Les volumes iraniens restent pour leur part fortement contraints par le blocus imposé par Washington sur les ports du pays.
Les prix n’en traduisent pas moins la persistance de l’anomalie. Le Brent pour livraison en décembre s’échange à 102,25 dollars le baril et le WTI à 90,50 dollars, très au-dessus du niveau d’avant-guerre, proche de 72 dollars. L’organisation des pays exportateurs et ses partenaires ont maintenu leurs objectifs de production inchangés pour novembre, les sept principaux membres ayant produit environ 25 millions de barils par jour en août.
Pour le Maroc, importateur net de produits raffinés, l’écart entre normalisation des volumes et maintien des prix élevés est la donnée qui compte : il explique que les prix à la pompe aient été relevés à trois reprises depuis le 1er septembre, le gasoil franchissant le seuil de 16 dirhams le litre.
LNT
