L’élection du président de la Chambre des représentants est attendue en début de semaine, et le choix dépendra des équilibres arrêtés dans la coalition dont la composition se finalise.
Le Parti authenticité et modernité, arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges, est en position de revendiquer la fonction, et les discussions sont avancées avec son principal allié, l’Istiqlal. Deux noms circulent au sein du parti vainqueur : l’ancien ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi, le plus souvent cité, et le ministre sortant de l’Enseignement supérieur Azzedine El Midaoui, hypothèse qui laisse la place à un arbitrage de dernière heure. Trois autres personnalités du parti avaient également fait acte de candidature.
La procédure est encadrée. Un bureau provisoire, présidé par le député le plus âgé et assisté des deux plus jeunes membres, conduit la séance d’ouverture et organise le scrutin secret. Une fois le président élu, la Chambre désigne les autres membres du bureau et les présidents des commissions permanentes, responsabilités réparties au prorata du poids politique de chaque groupe parlementaire.
L’enjeu excède le symbole. Selon les règles implicites observées lors des législatures précédentes, le parti qui obtient le perchoir voit sa part de portefeuilles ministériels réduite de deux unités, ce qui intègre la fonction au marchandage de la coalition.
La suite du calendrier est fixée : présentation de la composition du gouvernement, puis vote d’investiture sur le programme gouvernemental devant la Chambre, avant l’examen du projet de loi de finances 2027.
LNT