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Le Maroc et le GAFIMOAN lancent le 3ᵉ cycle d’évaluation du dispositif national LBC/FT

Le Maroc et le GAFIMOAN lancent le 3ᵉ cycle d’évaluation du dispositif national LBC/FT

Par LNT
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Le Chef du gouvernement a présidé, jeudi à Rabat, une réunion de haut niveau consacrée au lancement officiel du troisième cycle d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Cette rencontre marque une nouvelle étape stratégique dans la coopération entre le Maroc et le Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), en présence de plusieurs ministres, responsables institutionnels et autorités de régulation.

La délégation du GAFIMOAN comprenait sa présidente, Samia Aboucherif, le vice-président, le secrétaire exécutif ainsi que les responsables chargés de l’évaluation mutuelle. Selon le calendrier annoncé, ce cycle d’évaluation s’étendra jusqu’en mai 2028, date prévue pour la discussion et l’adoption du rapport final relatif au Royaume.

Dans son allocution d’ouverture, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé l’engagement ferme du Maroc à respecter les recommandations internationales en matière de LBC/FT. Il a mis l’accent sur la solidité de la coordination interinstitutionnelle nationale, un élément jugé essentiel pour assurer l’efficacité du système et renforcer la confiance des partenaires internationaux. Il a appelé l’ensemble des institutions concernées à une mobilisation générale afin d’assurer une préparation optimale du Royaume à ce nouveau cycle.

À l’issue de la réunion, la présidente du GAFIMOAN, Samia Aboucherif, a salué les efforts du Maroc dans ce domaine. Dans une déclaration à la presse, elle a souligné que « le Royaume a engagé plusieurs actions de correction, de mise en place et de pérennisation d’un système efficace de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ». Elle a insisté sur l’importance des modifications législatives adoptées par le Maroc pour s’aligner sur les normes internationales, rappelant que la visite s’inscrit dans le cadre du lancement officiel du 3ᵉ cycle d’évaluation, dont le point focal pour le Royaume interviendra fin 2026.

Mme Aboucherif a indiqué que cette étape vise à examiner les politiques publiques et les mesures opérationnelles mises en œuvre par les États afin de garantir le succès du processus. Elle a également insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre toutes les institutions de l’État pour consolider l’efficacité du dispositif national.

Intervenant à son tour, le président de l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), Jawhar Nfissi, a expliqué que la réunion a permis de faire le point sur les mesures déjà adoptées en vue de préparer l’évaluation. Il a rappelé l’engagement du Maroc à lutter contre la criminalité financière organisée et transfrontalière, mettant en avant l’efficacité des actions engagées par les différentes administrations.

M. Nfissi a présenté les mesures mises en œuvre par l’ensemble des parties prenantes du dispositif national LBC/FT, qu’il s’agisse des réformes législatives, du renforcement des capacités institutionnelles, du suivi opérationnel ou de la coopération interservices. L’objectif, a-t-il souligné, est d’améliorer la performance globale du dispositif marocain et de garantir le bon déroulement du prochain cycle d’évaluation.

Les discussions ont également porté sur les résultats obtenus lors du deuxième cycle d’évaluation, les réformes entreprises pour renforcer le dispositif national et les actions prioritaires identifiées pour les mois à venir. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa collaboration étroite avec le secrétariat du GAFIMOAN et de maintenir une démarche proactive fondée sur la transparence et l’amélioration continue.

Ont participé à cette réunion le ministre de la Justice, le secrétaire général du gouvernement, la ministre de l’Économie et des Finances, le Wali de Bank Al-Maghrib, ainsi que les responsables des principales autorités de régulation financière, de contrôle et de supervision, notamment l’Autorité marocaine du marché des capitaux, la Bourse de Casablanca, l’Administration des douanes et impôts indirects, la Direction générale des impôts et les services concernés du ministère de l’Intérieur et du ministère des Affaires étrangères.

LNT

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