gaz-qatar

Le marché du gaz fébrile après des frappes contre des infrastructures clés

Le marché du gaz fébrile après des frappes contre des infrastructures clés

Par LNT
gaz-qatar

Des frappes visant le site de Ras Laffan, au Qatar, plus grand complexe de liquéfaction de gaz naturel au monde, ont fortement perturbé les marchés énergétiques et ravivé les craintes d’une crise durable de l’approvisionnement.

Selon QatarEnergy, les attaques ont causé « des dégâts considérables » et provoqué d’importants incendies, désormais maîtrisés. La production de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays est à l’arrêt depuis le 2 mars, entraînant le retrait d’environ 19 % de l’offre mondiale de GNL du marché.

Cette situation a immédiatement impacté les prix. Jeudi matin, le TTF néerlandais, référence européenne du gaz, a bondi jusqu’à 35 %, avant de se stabiliser autour de +16,7 % à 63,83 euros le mégawattheure. Les prix du pétrole ont également progressé, avec un baril de Brent dépassant les 114 dollars.

Les analystes estiment que ces frappes pourraient prolonger les perturbations initialement prévues sur quelques semaines, faisant craindre une crise énergétique plus durable. Les pays asiatiques, notamment l’Inde, le Bangladesh et Taïwan, apparaissent parmi les plus exposés, tandis que l’Europe pourrait voir ses capacités de stockage affectées.

Ces attaques s’inscrivent dans une escalade plus large du conflit au Moyen-Orient, marquée par des frappes ciblant directement les infrastructures énergétiques. L’Iran a notamment visé le site qatari en réponse à des frappes israéliennes contre le champ gazier de South Pars.

Dans ce contexte, les marchés anticipent une pression haussière persistante sur les prix de l’énergie, avec un risque accru d’impact sur les factures des ménages et sur l’économie mondiale si les tensions se prolongent.

 

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité