Le lieu des consultations devient un point de friction

Par LNT
consultations partis politiques PAM

L’Alliance de la gauche a annulé la rencontre prévue vendredi avec la cheffe du gouvernement désignée, refusant que les discussions se tiennent au siège du parti arrivé en tête, après un refus comparable opposé la veille par le Parti de la justice et du développement.

La coalition, formée de la Fédération de la gauche démocratique conduite par Abdeslam Laaziz et du Parti socialiste unifié dirigé par Jamal El Asri, réclame « un espace indépendant » pour garantir le caractère institutionnel d’échanges entre une cheffe du gouvernement désignée et des dirigeants de partis. Elle avait accepté le principe de la rencontre tout en réaffirmant son positionnement dans l’opposition parlementaire.

Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement, Abdelilah Benkirane, avait décliné mercredi soir l’invitation adressée au siège du Parti authenticité et modernité, en indiquant qu’il ne se rendrait à une rencontre que si la cheffe du gouvernement désignée se déplaçait auprès de lui.

Fatima Ezzahra El Mansouri a répondu jeudi en défendant la démarche. Elle a rappelé que les consultations constituent une étape institutionnelle nécessaire, que son parti avait pris contact avec l’ensemble des formations parlementaires dès la proclamation des résultats, et que les partis demeurent libres de répondre aux invitations.

La deuxième journée de consultations s’est tenue avec l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social, dont le fondateur Mahmoud Archane a participé aux discussions. Les échanges ont porté sur l’emploi, l’éducation, la santé et le pouvoir d’achat.

Le Rassemblement national des indépendants, avec ses 66 sièges, s’est déclaré disposé à participer au gouvernement, décision soumise à une validation formelle de ses instances samedi.

LNT

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