Les prix à la pompe ont été relevés ce jeudi de 85 centimes pour le gasoil et de 44 centimes pour le super sans plomb, portant le litre de gasoil au-delà de 16 dirhams dans plusieurs stations.
La hausse du gasoil atteint environ 3,54 dirhams le litre en cumul depuis le milieu de l’été, séquence qui place le carburant le plus utilisé par le transport de marchandises et de personnes à un niveau inédit. Les prix sont libres depuis la décompensation de 2015 et varient d’une station à l’autre, les distributeurs fixant leurs tarifs sur la base des cotations internationales, révisées par quinzaine.
La cause tient à la tension persistante sur le brut. L’incertitude autour du passage par le détroit d’Ormuz, fermé depuis la fin février, continue de peser sur l’offre mondiale, et les analystes ont révisé à la hausse leurs projections pour le Brent, désormais attendu à 89,05 dollars le baril en moyenne sur 2026.
Une commission ministérielle a confirmé que le Royaume dispose de réserves stratégiques de gasoil et de gaz butane couvrant entre 40 et 60 jours de consommation. Le gouvernement a par ailleurs prolongé le soutien financier accordé aux professionnels du transport, dont le montant est ajusté en fonction de l’évolution des prix des carburants, afin d’éviter une répercussion sur les tarifs des voyageurs et de maintenir l’approvisionnement du marché.
L’effet sur les prix à la consommation reste le point de vigilance. Le gasoil entre directement dans les coûts de transport et de distribution, et sa diffusion vers les prix alimentaires et les services s’opère avec un décalage de plusieurs semaines. L’inflation est restée contenue au premier semestre, mais le cumul des hausses enregistrées depuis juillet constitue un facteur de risque pour les derniers mois de l’année.
LNT