Économie et Finance

Le FIDA visite ses projets agricoles d’adaptation climatique dans le Haouz

le 15 novembre 2016


Dimanche dernier, des représentants du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), ont été à Al Haouz, précisément à Amghrass et Sidi Badhaj, deux communes rurales avoisinant Amezmiz et son agréable lac Lalla Takerkoust. Des journalistes venus d’Europe était également de la partie.

Sur les lieux, le FIDA voulait savoir à quel point son modèle d’aide destiné aux petits agriculteurs arrive à atteindre ses objectifs, et particulièrement le degrés de résilience des agriculteurs locaux aux changements climatiques.

Ce fut également une occasion de s’informer d’approches et de technologies novatrices en mesure d’améliorer la résilience des agriculteurs locaux au changement climatique et de créer de l’emploi pour les jeunes.

La délégation du FIDA a rencontré justement plusieurs agriculteurs et jeunes bénéficiaires de ces projets et des explications leur ont été fournies sur l’impact engendré par ces projets sur la région et les populations ciblées.

A Amghrass, ou encore à Sidi Badhaj, une zone montagneuse par excellence, on a pu s’enquérir des projets d’irrigation, des projets de conservation du sol et de l’eau, des champs où les olives sont récoltées et où de nouveaux systèmes d’irrigation sont en place avec une unité de pressage des olives utilisant des méthodes de production respectueuses de l’environnement.

A en croire les agriculteurs bénéficiaires, les techniques d’irrigation du goutte-à-goutte ont contribué à cette résilience, améliorant de la sorte la productivité de l’olivier, passant de 30 kg d’olives/arbre/an à 120 kg/arbre/an. Par la même occasion, les agriculteurs ont saisi l’occasion pour expliquer l’importance de l’énergie solaire pour leur quotidien aussi bien professionnel que familial.

‘‘La province d’Al Haouz fait partie des provinces les plus pauvres du Maroc, où le FIDA intervient depuis 20 ans. Dès 2012, la priorité du FIDA dans la région a été d’améliorer les systèmes d’irrigation pour contrecarrer les effets néfastes du changement climatique sur la disponibilité de l’eau, la culture des olives et des pommes et l’élevage de moutons.
Par ce moyen, le projet qui travaille avec les agriculteurs locaux a contribué à améliorer la disponibilité d’eau potable et à réduire de 32% la quantité d’eau utilisée pour l’irrigation, dit-on auprès du FIDA pour qui ces projets se sont traduits par une amélioration de la vie des agriculteurs locaux : ‘‘Grâce aux meilleures pratiques d’irrigation, les rendements augmentent et l’eau potable est disponible en plus grande quantité’’.

Financés par le FIDA, en partenariat avec le Plan Maroc Vert, ces projets concernent l’amélioration des systèmes d’irrigation pour contrecarrer les effets néfastes du changement climatique sur la disponibilité de l’eau, la culture des olives et des pommes, l’élevage de moutons, des projets de conservation du sol et de l’eau et une unité de pressage des olives utilisant des méthodes de production respectueuses de l’environnement.

Pour le FIDA, le « Projet de développement de filières agricoles dans les zones montagneuses de la province d’Al-Haouz » s’assigne pour objectif la réduction de la pauvreté rurale, fondée sur l’amélioration de la résilience face à la variabilité et aux changements climatiques.

H.Zaatit