Les échanges extérieurs du Royaume affichaient à fin août un déficit supérieur à 282 milliards de dirhams, selon le rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances pour 2027. Les exportations ont progressé de 8,7%, à plus de 334 milliards de dirhams, nettement moins vite que les importations, en hausse de 15,8% à plus de 617 milliards.
Le taux de couverture des importations par les exportations ressort ainsi à environ 54%.
L’automobile demeure le premier poste à l’exportation, avec plus de 116 milliards de dirhams, en progression de plus de 14%, soit 34,7% des ventes à l’étranger. L’aéronautique enregistre la plus forte croissance relative, avec 23 milliards de dirhams et une hausse de 21,5%. L’agriculture et l’agroalimentaire atteignent 65,1 milliards, en hausse de 8,3%, les produits agricoles seuls progressant de 3,6%.
Deux secteurs reculent. Les phosphates et dérivés s’établissent à 61,1 milliards de dirhams, en baisse de 6%, l’acide phosphorique progressant toutefois de 11,2%. Le textile et le cuir reviennent à 28,7 milliards, en retrait de 5,6%, et l’électronique et l’électricité à 8,9 milliards, en recul de 2,9%.
Du côté des importations, la facture énergétique est le principal facteur de dégradation. Elle atteint 96,4 milliards de dirhams, en hausse de 32,6%, les achats de gasoil et de fuel progressant de 44,9%. Leur part dans les importations totales passe de 13,6% à 15,6%. Les biens d’équipement s’élèvent à 148,7 milliards, en hausse de 19,3%, et les demi-produits à 117,3 milliards, en progression de 3,1%.
La dynamique des biens d’équipement traduit l’effort d’investissement engagé en vue des grands chantiers, mais elle pèse mécaniquement sur la balance commerciale au même titre que l’énergie. Les tensions observées depuis la fin de la semaine dernière sur les cours du pétrole, consécutives aux incidents maritimes dans le Golfe, interviennent alors que le projet de loi de finances prévoit une charge de compensation ramenée à 19,4 milliards de dirhams.
LNT