Le Conseil de sécurité ouvre sa séquence sur le Sahara

Par LNT
Conseil de sécurité

Deux réunions distinctes se tiennent mercredi et jeudi au Conseil de sécurité, la première avec les pays contributeurs de troupes sur le fonctionnement de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara, la seconde en consultations fermées sur le volet politique.

La séance du 7 octobre doit entendre le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la mission, Alexander Ivanko, sur les conditions d’action sur le terrain, la situation sécuritaire et les contraintes opérationnelles. Celle du 8 octobre réunira Alexander Ivanko et l’envoyé personnel Staffan de Mistura, et portera sur l’état des consultations menées auprès des parties, en particulier sur la question de savoir si les écarts se sont réduits ou si les positions demeurent éloignées.

Les deux rendez-vous ouvrent la négociation du texte de renouvellement. Le mandat expire le 31 octobre, et les États-Unis, porte-plume sur ce dossier, détermineront l’orientation du projet. Les points ouverts portent sur la durée du mandat, sur la place accordée dans le texte à l’initiative d’autonomie marocaine par rapport aux références à l’autodétermination, et sur le traitement du cadre fixé par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025.

Le Royaume aborde cette séquence avec un capital diplomatique consolidé. Les États du Conseil de coopération du Golfe ont réaffirmé le 3 octobre devant la Quatrième commission leur soutien à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie. Le représentant permanent américain Mike Waltz a par ailleurs publiquement pressé le Front Polisario d’accepter ce plan.

Du côté algérien, le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré samedi que son pays n’était « pas plus sahraoui que les Sahraouis » et accepterait la décision que ceux-ci accepteraient, formulation qui marque une inflexion de ton sans engagement formel.

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