guerre iran pétrole

Le chef de la diplomatie omanaise accuse Washington de s’être « laissé entraîner » dans la guerre

Le chef de la diplomatie omanaise accuse Washington de s’être « laissé entraîner » dans la guerre

Par LNT
guerre iran pétrole

Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ».

Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour qualifier le conflit de « catastrophe ».

Washington et Téhéran ont été « à deux doigts de conclure un véritable accord » sur le programme nucléaire iranien au cours des neuf derniers mois, écrit-il.

La première occasion remonte au cycle de pourparlers menés jusqu’en juin 2025, juste avant le déclenchement de la guerre des 12 jours par Israël, dans laquelle sont brièvement intervenus les Etats-Unis en bombardant des sites nucléaires iraniens. La seconde est apparue en février 2026, juste avant que des frappes israélo-américaines ne tuent le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant une guerre qui s’étend depuis dans tout le Moyen-Orient.

« Ce fut un choc, mais pas une surprise, lorsque le 28 février – quelques heures seulement après les pourparlers les plus importants – Israël et les Etats-Unis ont de nouveau lancé une frappe militaire illégale contre la paix qui avait brièvement semblé réellement possible », relate Badr al-Busaidi.

Il accuse l’administration américaine de « s’être laissé entraîner dans cette guerre », persuadée par les « dirigeants israéliens » qu’une « capitulation sans condition suivrait rapidement l’assaut initial ». Et y voit là « la plus grande erreur d’appréciation de l’administration américaine ».

« Les amis des Etats-Unis ont le devoir de dire la vérité », souligne-t-il, les appelant à dire à leur allié américain « à quel point » il a « perdu le contrôle de sa propre politique étrangère ».

Le quotidien The Guardian a révélé mardi que le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, avait assisté à la dernière session de négociations américano-iraniennes à Genève le 26 février et avait jugé les propositions de Téhéran « suffisamment importantes pour éviter une guerre précipitée ».

 

LNT avec Afp

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité