Lancement de KESSA : un programme panafricain pour réinventer les récits africains
L’Université Mohammed VI Polytechnique, à travers sa Story School, et la French-African Foundation ont annoncé le lancement de KESSA, un programme panafricain dédié à l’émergence d’une nouvelle génération de storytellers africains.
Cette initiative vise à identifier, former et connecter 30 talents issus du continent, engagés dans la production de récits contemporains à fort impact culturel, social et économique.
Pensé comme un laboratoire narratif, KESSA ambitionne de renouveler les représentations de l’Afrique en valorisant des voix issues de divers horizons : créateurs, journalistes, artistes, chercheurs ou entrepreneurs culturels.
Dans un contexte marqué par la montée en puissance des industries culturelles et créatives africaines, le programme met en avant le rôle stratégique du storytelling dans la transformation des imaginaires et des dynamiques de développement. Le terme « KESSA », qui signifie « histoire » en arabe et dans plusieurs dialectes africains, illustre cette volonté de relier mémoire, patrimoine et projection vers l’avenir.
Comme l’a souligné Meriem Idrissi Kaitouni, directrice de la Story School, « raconter l’Afrique autrement » constitue un levier essentiel pour porter les voix du continent et en refléter la diversité.
De son côté, Nachouat Meghouar a insisté sur l’importance d’accompagner « celles et ceux qui renouvellent les récits africains » afin de construire une représentation « contemporaine, réaliste et ambitieuse » du continent.
Le programme s’adresse à des professionnels âgés de 25 à 40 ans, justifiant d’au moins cinq années d’expérience dans des domaines liés aux nouveaux langages narratifs, allant de l’audiovisuel à la littérature, en passant par les arts visuels, la musique, les médias ou encore l’innovation sociale.
Les 30 candidats sélectionnés participeront à une résidence immersive prévue du 23 au 28 mars 2026 au sein du campus de la Story School à Rabat. Cette résidence comprendra des masterclasses animées par des experts africains et internationaux, des ateliers pratiques, des sessions collaboratives ainsi qu’un accompagnement à la création d’une œuvre originale.
Au-delà de la formation, les participants intégreront un réseau panafricain structuré et bénéficieront d’une visibilité accrue grâce à une campagne de communication déployée à l’échelle continentale.
LNT
