Le programme gouvernemental présenté lundi devant les deux Chambres du Parlement comporte une série d’engagements chiffrés, qui constituent les références sur lesquelles l’exécutif pourra être évalué pendant la législature 2026-2031.
Sur le volet social, l’aide sociale directe doit passer de 500 à 1 000 dirhams par mois d’ici la fin du mandat, avec un ciblage affiné sur le revenu des ménages. La facture d’électricité des ménages éligibles serait prise en charge automatiquement, à hauteur de 100 dirhams par mois pour la résidence principale et sans démarche administrative.
Les pensions sont également concernées. La pension minimale serait portée progressivement à 3 000 dirhams par mois, et la pension de veuvage passerait de 50 à 100% de la pension du conjoint décédé.
Sur l’emploi des jeunes, le programme prévoit à partir de 2027 la formation de 100 000 jeunes par an en fonction des besoins exprimés par les entreprises, et l’accès de 100 000 autres à une première expérience professionnelle. La capacité d’accueil de l’apprentissage devrait atteindre 150 000 à 200 000 bénéficiaires par an.
L’objectif macroéconomique affiché est une croissance annuelle moyenne de 5%, niveau supérieur aux 4,7% retenus dans le cadrage du projet de loi de finances pour 2027 et aux 4,5% projetés par le Fonds monétaire international pour 2026.
Sur la régionalisation, les transferts financiers aux régions atteindraient au moins 12 milliards de dirhams à partir de 2027. Sur l’eau, le dessalement d’eau de mer devrait mobiliser 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031.
Deux mesures touchent à la commande publique et à la concurrence. Les entreprises attributaires de marchés publics devraient consacrer 30% de la valeur du contrat à des petites et moyennes entreprises marocaines. L’exécutif annonce par ailleurs une action contre les situations de monopole, en coordination avec le Conseil de la concurrence et par des investigations sur les ententes dans les appels d’offres, sans chiffrage associé.
Un fonds de 2 milliards de dirhams est prévu pour l’officialisation de la langue amazighe.
La réforme de l’impôt sur le revenu est présentée comme devant augmenter le revenu net des salariés, sans montant communiqué. Aucune cible globale de création d’emplois ni de volume d’investissement public n’a été annoncée.
LNT