L’aéroport international Roi Khaled de Riyad restera fermé jusqu’au 17 octobre à 21 heures GMT, selon un avis aux navigateurs aériens publié lundi par les autorités saoudiennes. La décision prolonge la suspension du trafic décidée après la série d’attaques revendiquées par les Houthis contre les plateformes aéroportuaires du royaume.
Les compagnies aériennes ont réagi en cascade. Lufthansa a annulé l’ensemble de ses vols vers Riyad jusqu’au 16 octobre. Air France-KLM a prolongé la suspension de ses liaisons avec la capitale saoudienne jusqu’à la fin du mois. Etihad Airways a annoncé une suspension temporaire de ses vols vers l’Arabie saoudite sans date de reprise. IndiGo et Air India ont étendu leurs annulations vers Riyad et Dammam jusqu’au 15 octobre.
Plusieurs transporteurs ont repoussé leurs projets bien au-delà de l’épisode en cours. Philippine Airlines a prolongé sa suspension jusqu’au 29 novembre, Cathay Pacific a reporté la reprise de ses liaisons entre Hong Kong et Riyad au 31 janvier 2027, et Delta Air Lines a décalé à mars 2027 l’ouverture de sa ligne entre Atlanta et Riyad.
Les attaques de la semaine écoulée ont visé cinq aéroports saoudiens à dix reprises entre le 5 et le 11 octobre, faisant une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés. La frappe du samedi 10 octobre contre l’aéroport de Riyad a tué treize personnes et blessé 309 autres selon un bilan provisoire, et un projectile non identifié a provoqué dimanche un incendie sur le terminal 4. La coalition conduite par Riyad a qualifié ces attaques de crime de guerre et promis une réponse ferme.
Les Houthis avaient averti voyageurs, personnels et compagnies que les aéroports saoudiens n’étaient pas sûrs, à l’exception de ceux de La Mecque et de Médine. Le mouvement affirme de son côté que l’Arabie saoudite a mené plus d’une centaine de frappes aériennes sur le Yémen depuis samedi.
Pour le Maroc, la fermeture touche directement les circuits de la Omra, dont la saison vient de s’ouvrir, et les liaisons de la compagnie nationale vers l’Arabie saoudite. Les agences de voyages marocaines spécialisées dans le pèlerinage se trouvent exposées à des reports de départs et à des réacheminements par Djeddah, seule grande plateforme épargnée selon les avertissements du mouvement yéménite.
LNT