Donald Trump, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen doivent signer le 24 septembre, à 14h30 GMT au siège des Nations unies à New York, l’accord de sécurité relatif au Groenland négocié ces dernières semaines.
Le texte, dont le contenu n’a pas été rendu public, doit selon Washington empêcher la Chine et la Russie d’établir des bases militaires ou de réaliser des investissements sensibles sur l’île sans l’accord des États-Unis. Le président américain avait affirmé, le 18 septembre, que l’arrangement conférait à son pays un « contrôle permanent » sur la sécurité du territoire, formulation que Copenhague n’a jamais reprise.
Mme Frederiksen a au contraire souligné que l’accord « reconnaît » la souveraineté et l’intégrité territoriale du Danemark ainsi que le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination, et l’a présenté comme bénéfique pour les pays nordiques, la sécurité de l’Arctique, l’Alliance atlantique et l’Europe. Son ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a par ailleurs indiqué que ce serait pour une large part « l’OTAN qui veille sur l’Arctique », déplaçant le cadre de la responsabilité vers l’Alliance.
Plusieurs paramètres restent inconnus à la veille de la cérémonie : la durée de l’accord, l’ampleur exacte de l’extension militaire américaine, les modalités du filtrage des investissements et l’articulation du texte avec le traité de défense de 1951 qui régit déjà la présence américaine à la base de Pituffik.
La signature ne clôt pas le processus. Le texte doit encore être approuvé par les parlements danois et groenlandais pour produire ses effets, étape durant laquelle son contenu sera nécessairement rendu public et débattu.
L’accord met un terme formel à une crise ouverte en janvier 2025, lorsque l’administration américaine avait envisagé l’annexion du territoire, refusé d’exclure le recours à la force et menacé de droits de douane les alliés opposés au projet.
LNT