Un rapport de Greenpeace évalue à environ 12 milliards de dirhams les pertes annuelles liées à la pollution plastique des écosystèmes marins le long du littoral méditerranéen, soit près de 1,2 milliard de dollars et environ 0,8% du produit intérieur brut.
Le Royaume produit 422 000 tonnes de déchets plastiques par an. Environ 250 000 tonnes sont gérées de façon inadéquate et près de 75 000 tonnes finissent en mer chaque année.
Les écarts de collecte constituent le point de rupture du dispositif. Le taux de couverture atteint 96% en milieu urbain mais seulement 10% en zone rurale. Sur vingt-six centres de tri programmés, neuf ont été construits et trois seulement étaient opérationnels au moment de l’évaluation.
Les besoins d’investissement sont chiffrés. La région de Casablanca-Settat estime à 14 milliards de dirhams le montant nécessaire aux projets de traitement et de valorisation sur son territoire, qui couvre Casablanca, Médiouna, El Jadida et Mohammedia.
Le rapport, qui porte également sur l’Égypte et la Tunisie, projette un dommage cumulé aux écosystèmes marins de 22 milliards de dollars entre 2026 et 2040 à l’échelle de l’Afrique du Nord si les tendances actuelles se maintiennent.
Ces données sont établies par une organisation non gouvernementale et non par une institution publique, précision qui vaut pour les ordres de grandeur avancés comme pour les projections.
LNT