La ville de Dakhla. Crédits photo : FY/LNT

Politique

La marocanité de l’Oued Eddahab, jusqu’à la fin des temps !

le 12 août 2020


Le 14 août 1979, une délégation des oulémas, des cheikhs et des notables de la région d’Aousserd et de l’Oued Eddahab se rend à Rabat et prête serment d’allégeance au défunt Roi Hassan II, Amir Al Mouminine.

Cet acte exprimait la légitimité de la marocanité du Rio de Oro (Oued Eddahab), telle que manifestée concrètement par les représentants reconnus des tribus et des populations de cette région du Sahara occidental marocain alors que la Mauritanie, partie aux Accords de Madrid conclus en février 1976 avec l’Espagne et le Maroc, venait de signifier son retrait en tant qu’administrateur du territoire susnommé.

Le 14 août marquait donc solennellement le retour à une situation que les représentants de l’Oued Eddahab souhaitaient ardemment, n’ayant accepté le mandat mauritanien que du bout des lèvres.

Car les tribus, qui revenaient dans le giron de la mère-patrie par cet acte d’allégeance, ne faisaient ainsi que reprendre une procédure que leurs ancêtres avaient pratiquée avec diligence depuis des siècles en reconnaissant le Souverain du Royaume chérifien comme leur « Commandeur des Croyants », leur Amir Al Mouminine et qui s’exprime notamment par la Beïa.

Quarante et une années se sont écoulées depuis cette date mémorable et chaque jour passé tout au long de cette période a conforté cette réalité qui puise ses fondements dans l’Histoire et sa force dans la conviction patriotique des habitants de l’Oued Eddahab.

En effet, rien, ni personne n’a pu remettre en question ou empêcher que le Maroc soit effectivement dans ses droits légitimes en proclamant l’unité et l’unicité de sa souveraineté territoriale dans une formulée désormais consacrée et attestée concrètement, par l’expression « de Tanger à Lagouira » !

Ni les gesticulations et autres rodomontades des séparatistes abrités, financés et soutenus par l’Algérie, n’ont empêché qu’en quatre décennies l’Oued Eddahab connaisse un formidable effort de développement infrastructurel, économique, humain, au point de faire de Dakhla, sa capitale, une ville moderne, dotée notamment d’activités liées à l’industrie de la pêche, mais également une perle magnifique aux richesses touristiques qui sont désormais reconnues par les nationaux comme les touristes étrangers.

Il n’est d’ailleurs pas innocent que la région de l’Oued Eddahab connaisse le plus fort taux de croissance du PIB national, avec des moyennes supérieures à 6% quand les autres régions se hissent péniblement autour de 3 %, (chiffres avant le Covid-19 évidemment), alors que le taux de chômage est parmi les plus bas du pays.

Alors, pour tout cela et beaucoup d’autres réalités attestées, pour les progrès accomplis et les efforts entrepris qui font de l’Oued Eddahab l’une des régions les plus prospères du Royaume, pour la paix et la sécurité qui y règnent, la célébration de son retour à la mère-patrie est une date incontournable pour chacun de nos concitoyens, où qu’il se trouve !

Et cette composante inaliénable du territoire national, partie indivisible de la souveraineté du Royaume perdurera jusqu’à la fin des temps.

Fahd YATA