La majorité se dessine autour de quatre partis

Par LNT
consultations PAM Mansouri

La cheffe du gouvernement désignée s’achemine vers une coalition réunissant son parti, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, soit 207 sièges sur 395, quelques voix au-dessus de la majorité absolue.

Le bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires s’est prononcé favorablement à la participation, mais la décision finale revient à son conseil national, qui se réunit samedi, soit le dernier des trois à statuer. Le comité central du Parti du progrès et du socialisme s’oriente dans le même sens. L’Istiqlal a validé sa participation à l’unanimité samedi dernier.

Fatima Ezzahra El Mansouri a conduit des entretiens bilatéraux avec les secrétaires généraux des trois formations de l’ancienne Koutla et demandé à ses partenaires de maintenir la confidentialité des négociations. L’annonce de la majorité est attendue en début de semaine prochaine, après l’ouverture de la session parlementaire par le Roi. Deux commissions seraient ensuite constituées, l’une sur le programme gouvernemental, l’autre sur l’architecture de l’équipe.

Sur la structure, elle souhaite un nombre réduit de ministères regroupés en pôles thématiques et la participation de dirigeants de partis à la gestion des secteurs. Elle entend par ailleurs porter la représentation féminine au-delà des niveaux des gouvernements précédents.

Un point reste ouvert sur le fond : la question de savoir si le programme électoral du parti arrivé en tête servira de base au programme gouvernemental, en particulier ses engagements sur le pouvoir d’achat, sujet sur lequel les partenaires de gauche ont leurs propres priorités.

Le Rassemblement national des indépendants, deuxième formation du scrutin avec 66 sièges, a indiqué ne pas vouloir faire pression pour participer tout en laissant la porte ouverte.

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