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Jeunesse : « Parlons Développement » revendique plus de 40.000 participants en cinq ans

Par LNT
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Le siège de la Banque mondiale à Washington, le 19 janvier 2022

Lancée en 2021 au Maroc, l’initiative itinérante « Parlons Développement » a organisé 24 éditions dans 23 villes et touché plus de 40.000 jeunes, en présentiel et en ligne, selon un bilan publié par la Banque mondiale. Porté conjointement avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Policy Center for the New South (PCNS), le programme entend favoriser le débat autour des principaux enjeux de développement du Royaume, avec une place importante accordée à l’emploi, à l’innovation territoriale, à l’eau et à l’éducation à la citoyenneté.

Cinq ans après son lancement, la Banque mondiale dresse un premier bilan de l’initiative « Parlons Développement », créée en 2021 pour favoriser les échanges entre jeunes, universitaires, experts et acteurs locaux autour des problématiques économiques et sociales.

Dans un article d’analyse, l’institution estime que l’initiative a « dépassé toutes les attentes par son impact sur les jeunes et l’ensemble de l’écosystème qu’elle accompagne ».

Selon les chiffres communiqués, 24 éditions ont été organisées dans 23 villes, réunissant plus de 40.000 jeunes en présentiel et en ligne. Le programme s’est également appuyé sur 29 partenaires, principalement des universités publiques et privées, et sur la participation de plus d’une centaine d’intervenants régionaux et locaux, auxquels se sont ajoutés des experts nationaux et internationaux.

Rendre les questions de développement plus accessibles

« Parlons Développement » repose sur un format de dialogue destiné à rendre plus accessibles des sujets parfois techniques liés aux politiques de développement.

La Banque mondiale considère que cette approche a notamment permis de faciliter les échanges entre le monde universitaire et les réalités économiques et sociales des territoires. Les rencontres associent ainsi chercheurs et experts à des acteurs régionaux et locaux, avec une participation directe des jeunes.

Les thèmes retenus varient selon les éditions et les caractéristiques des territoires concernés. Ils couvrent notamment l’emploi, l’innovation territoriale, le développement des zones oasiennes, la gestion de l’eau ou encore l’éducation à la citoyenneté.

Cette dimension territoriale occupe une place importante dans le fonctionnement du programme : le sujet de chaque rencontre est déterminé en concertation avec l’université partenaire afin qu’il corresponde à des problématiques identifiées localement.

L’emploi au centre des préoccupations

Parmi les différents thèmes traités depuis 2021, l’emploi reste l’un des plus récurrents. La Banque mondiale l’explique par la place qu’occupe cette question parmi les préoccupations des jeunes Marocains.

Les discussions ne se limitent toutefois pas à l’accès au salariat. Les différentes éditions ont abordé les emplois verts, l’entrepreneuriat comme voie professionnelle, l’adéquation entre les aspirations des jeunes et les besoins des entreprises ainsi que le rôle des territoires dans la création d’opportunités professionnelles.

Cette approche vise à examiner la problématique de l’emploi sous plusieurs angles, en tenant compte à la fois des évolutions du marché du travail et des spécificités économiques régionales.

Les universités comme partenaires du programme

L’initiative repose sur un partenariat entre la Banque mondiale, le PNUD et le Policy Center for the New South. Pour chaque édition, les trois partenaires s’associent à une université publique ou privée ou, dans certains cas, à une organisation de la société civile.

Les établissements universitaires jouent ainsi un rôle dans la sélection des sujets et dans l’identification des intervenants susceptibles d’apporter un éclairage régional.

« Les universités sont des partenaires clés de ce projet, offrant une richesse de débats grâce à la diversité de leurs disciplines et à leur accès privilégié aux acteurs régionaux et locaux », souligne la Banque mondiale.

Selon l’institution, le comité de pilotage sélectionne les thèmes en concertation avec l’université partenaire, un fonctionnement présenté comme permettant de préserver la neutralité des échanges tout en rapprochant les discussions des enjeux propres à chaque territoire.

Donner davantage de place aux jeunes dans le débat

Au fil des éditions, le programme entend également renforcer les capacités des participants à débattre de questions économiques, sociales et environnementales et à confronter différents points de vue.

Pour la Banque mondiale, l’expérience accumulée depuis 2021 a progressivement permis d’enrichir les échanges et le partage de connaissances entre participants, experts et acteurs locaux.

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