Le groupe d’ingénierie JESA, coentreprise entre OCP et Worley, participe au développement du futur réseau national de transport de gaz naturel du Sénégal, une infrastructure de près de 400 kilomètres destinée à relier les ressources gazières offshore aux centrales électriques et aux zones industrielles du pays. Mandataire d’un consortium comprenant également OMCo, filiale de l’ONHYM, et Antea Group France, JESA intervient dans le cadre d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage couvrant les différentes étapes du projet, de sa préparation à sa mise en exploitation.
Le Sénégal poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques avec la mise en place d’un réseau national de transport de gaz naturel. Dans ce cadre, le groupe d’ingénierie JESA accompagne Réseau Gazier du Sénégal (RGS), filiale de PETROSEN Holding, dans le développement et la préparation à l’exploitation de cette infrastructure.
D’une longueur prévue de près de 400 kilomètres, le futur réseau doit permettre d’acheminer le gaz naturel provenant des ressources offshore sénégalaises vers les installations de production d’électricité et les zones industrielles.
Ce projet s’inscrit dans les orientations énergétiques du Sénégal, qui entend renforcer l’utilisation de ses ressources gazières pour répondre à ses besoins en électricité et soutenir son développement industriel.
JESA intervient dans le cadre d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), en qualité de mandataire et de chef de file d’un consortium réunissant également OMCo, filiale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), et Antea Group France.
OMCo apporte notamment son expérience dans la gestion des infrastructures gazières, en particulier celle du Gazoduc Maghreb-Europe (GME).
Le consortium accompagne RGS dans les différentes phases du programme, depuis le développement du réseau jusqu’à la gestion des travaux de construction, sa mise en service et la préparation de son exploitation.
La mission porte notamment sur les aspects techniques, contractuels et opérationnels nécessaires à la réalisation du projet.
Le futur réseau est porté par RGS SA, société détenue à 51% par PETROSEN Holding, à 39% par le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et à 10% par la société nationale d’électricité Senelec.
Le projet a connu une nouvelle étape le 10 septembre 2026 avec la cérémonie officielle de pose de la première canalisation du segment nord, organisée à Saint-Louis.
Cette cérémonie s’est déroulée sous la présidence d’El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, en présence de plusieurs responsables des organismes participant au programme.
Parmi eux figuraient Pape Momar Lo, directeur général de RGS, Omar Benjelloun, directeur général de JESA West Africa, Abderrahim Ben Elhirche, directeur exécutif senior chargé de l’énergie chez JESA, ainsi que Mohammed Benzaria, directeur général d’OMCo, représentant Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM et présidente d’OMCo.
Cette première pose de canalisation marque le lancement d’une phase concrète de réalisation du réseau, dont le développement doit accompagner l’évolution du secteur gazier sénégalais.
Le futur réseau national constitue l’un des instruments prévus pour mettre en œuvre les stratégies sénégalaises « Gas to Power » et « Gas to Industry ».
La première vise à développer l’utilisation du gaz naturel dans la production électrique, tandis que la seconde prévoit son intégration dans les activités industrielles.
L’infrastructure doit notamment permettre d’acheminer le gaz provenant du champ offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie.
Le raccordement des ressources gazières aux centres de consommation représente une étape importante dans leur valorisation économique. Il suppose notamment la construction d’infrastructures de transport adaptées aux besoins des producteurs d’électricité et des industriels.
À travers ce programme, les autorités sénégalaises cherchent à améliorer la sécurité de leur approvisionnement énergétique et à développer les usages domestiques du gaz naturel.
Le projet doit également contribuer à créer les conditions nécessaires à l’utilisation de cette ressource dans plusieurs activités économiques.
L’intervention de JESA ne se limite pas à l’accompagnement des travaux de construction.
Le groupe indique mobiliser ses compétences en ingénierie et en gestion de projets pour assurer le suivi des différentes étapes du programme.
Ses missions comprennent notamment l’appui aux procédures de contractualisation, la supervision technique, le suivi des délais et des risques, ainsi que la coordination entre les différents intervenants.
Une attention particulière est également accordée à la préparation de l’exploitation future du réseau.
Cette dimension doit permettre d’anticiper les exigences techniques et opérationnelles liées au fonctionnement des infrastructures gazières, notamment en matière de disponibilité, de fiabilité et de maintenance.
« Notre responsabilité, en tant que mandataire et chef de file du consortium, est de sécuriser chaque étape du programme en combinant rigueur technique, pilotage des interfaces, maîtrise des risques et anticipation des futures conditions d’exploitation », explique Abderrahim Ben Elhirche, directeur exécutif senior chargé de l’énergie chez JESA.
Selon lui, l’objectif consiste à préparer non seulement la réalisation de l’infrastructure, mais également « sa performance durable, sa disponibilité et son intégrité sur l’ensemble de son cycle de vie ».
La participation de JESA et d’OMCo à ce programme constitue également une nouvelle illustration de la coopération technique entre le Maroc et le Sénégal dans le domaine énergétique.
Pour Omar Benjelloun, directeur général de JESA West Africa, ce projet montre comment plusieurs expertises africaines peuvent être mobilisées autour d’un même programme d’infrastructures.
« Ce programme illustre la manière dont des expertises africaines complémentaires peuvent se mobiliser au service d’une priorité nationale structurante », souligne-t-il.
Le responsable estime que cette mission s’inscrit dans l’ambition de JESA de contribuer au développement d’infrastructures énergétiques destinées à soutenir l’industrialisation et la compétitivité en Afrique de l’Ouest.
La présence d’OMCo, filiale de l’ONHYM, permet également de mobiliser une expérience marocaine dans l’exploitation des infrastructures de transport de gaz.
LNT
