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ITAF 2026 : trois jours consacrés à la transformation industrielle à Casablanca

Par AL
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Industrial Transformation Africa (ITAF) 2026 a ouvert ses portes le 29 septembre à l’OFEC de Casablanca pour une première édition africaine consacrée à l’automatisation, au smart manufacturing et aux technologies de l’Industrie 4.0.

Organisé jusqu’au 1er octobre sous le thème « Connecting Africa’s Industries, Creating Tomorrow », l’événement réunit industriels, fournisseurs de technologies, institutions, investisseurs et acheteurs autour d’une exposition, de rendez-vous d’affaires et d’un programme de conférences.

Issu du portefeuille de HANNOVER MESSE, ITAF présente des solutions dans plusieurs domaines : robotique et automatisation, fabrication numérique, intelligence artificielle, intralogistique, gestion de la chaîne d’approvisionnement, motion & drives, systèmes d’air comprimé et de vide et solutions énergétiques. Un espace « Team Germany », développé avec AHK Maroc, GIZ, Fraunhofer et KfW, réunit des acteurs allemands autour des technologies et des applications industrielles.

Des rencontres d’affaires avec des acheteurs africains

Le volet business occupe une place importante dans cette première édition. Près de 70 Hosted Buyers et décideurs industriels prennent part au Hosted Buyer Programme et au B2B Matchmaking. Le dispositif réunit des professionnels venus du Maroc, de Tunisie, de Libye, du Soudan, du Sénégal, du Niger, du Cameroun, du Gabon, de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Bénin, d’Ouganda, de Serbie, de Roumanie et de Palestine. Les échanges portent sur le sourcing, la distribution, les solutions technologiques et les coopérations industrielles.

Pour Mehtap Gürsoy, de Hannover Fairs MENA, le choix du Maroc répond à son positionnement entre les marchés africain, européen et moyen-oriental. « ITAF est né d’une vision claire : rapprocher l’expertise industrielle mondiale de l’ambition, des talents et du potentiel manufacturier du Maroc et, plus largement, du continent africain », souligne-t-elle.

L’Industrie 4.0 au programme des conférences

L’Industrial Edge Summit accompagne l’exposition pendant les trois jours du salon avec des conférences consacrées à l’intelligence artificielle, à l’Industrie 4.0, à la connectivité industrielle, à l’énergie, à la durabilité, à la cybersécurité, à l’IIoT et au capital humain. Lors de la journée d’ouverture, Mounir Kharbouche, vice-président chez Stellantis, est intervenu sur le parcours du groupe en matière d’Industrie 4.0. Les échanges ont aussi porté sur l’évolution de l’industrie en Afrique, les applications de l’intelligence artificielle dans la production et les technologies de fabrication intelligente. D’autres sessions sont prévues jusqu’au 1er octobre.

Les échanges institutionnels de cette première journée ont, de leur côté, porté sur les conditions de déploiement des technologies dans les entreprises. Sanaa Lahlou, représentante de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) au Maroc, a insisté sur la nécessité de passer de l’innovation à des applications concrètes dans l’industrie. L’ONUDI accompagne plusieurs initiatives dans ce domaine au Maroc, dont le Smart Factory de Fès, un projet de Smart Factory à Casablanca et l’élaboration, avec les ministères concernés, d’une stratégie sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’industrie.

L’ONUDI travaille aussi avec la GIZ sur un programme destiné aux PME marocaines, qui vise à utiliser l’intelligence artificielle pour réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Ces initiatives illustrent une approche de l’Industrie 4.0 qui dépasse la seule introduction de nouvelles technologies pour s’intéresser à leurs applications et à leurs effets sur les entreprises.

Casablanca comme point d’ancrage

Le choix de Casablanca intervient dans un contexte de développement des filières industrielles marocaines, parmi lesquelles l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’agro-industrie et les énergies renouvelables. La ville accueille ainsi, pendant trois jours, des fournisseurs internationaux de technologies et des industriels venus de plusieurs marchés africains.

Taha Choukri, cofondateur de Smart Expos & Events Morocco, estime que l’enjeu se situe dans la capacité des entreprises à accéder aux technologies, aux expertises et aux partenaires correspondant à leurs besoins. La première édition d’ITAF cherche ainsi à rapprocher ces différents acteurs à travers l’exposition, les rendez-vous professionnels et les échanges autour des applications industrielles.

AL

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