L’indice des prix à la consommation a baissé de 1% en juillet par rapport à juin, selon le Haut-Commissariat au Plan. Sur un an, le recul atteint 0,6%. Les produits alimentaires reculent de 1,9% sur le mois, les légumes chutant de 7,6% et les carburants de 4,9%.
La décomposition du mouvement mensuel fait apparaître un net décalage entre les deux grands postes. Les produits alimentaires reculent de 1,9% entre juin et juillet, quand les produits non alimentaires ne cèdent que 0,3%.
Dans l’alimentaire, la baisse est tirée par les légumes, en repli de 7,6%, suivis des poissons et fruits de mer, en recul de 3,9%, des fruits, en baisse de 3,7%, des viandes, en repli de 1,2%, et du poste lait, fromage et œufs, en baisse de 0,3%.
Deux postes progressent : les eaux minérales et boissons, en hausse de 0,3%, et le café, thé et cacao, en hausse de 0,2%.
Du côté des produits non alimentaires, la variation la plus marquée concerne les carburants, en baisse de 4,9% sur le mois.
Sur douze mois, l’indice global recule de 0,6%. Cette évolution recouvre deux mouvements opposés : les produits alimentaires baissent de 3,7% sur un an, tandis que les produits non alimentaires progressent de 1,9%.
Dans cette seconde catégorie, le transport enregistre la hausse annuelle la plus forte, à 4,1%, alors que la communication recule de 0,2%.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils ou réglementés, s’établit à moins 0,1% en variation mensuelle comme en variation annuelle.
Le recul est observé dans l’ensemble des villes couvertes par l’enquête, avec des amplitudes variables : Marrakech enregistre la baisse mensuelle la plus prononcée, à 1,7%, suivie de Safi, à 1,4%, et Guelmim, à 1,3%. Errachidia enregistre le repli le plus limité, à 0,3%.
Ces données interviennent alors que Bank Al-Maghrib anticipe une inflation moyenne de 1,5% en 2026, puis de 2,1% en 2027.
LNT
