Ferme les yeux une seconde.
Imagine que pendant huit mois…
Tu ne sens plus le vent sur ton visage.
Tu n’entends plus les oiseaux.
Tu ne marches plus.
Tu ne vois jamais un coucher de soleil depuis une plage, une montagne ou le balcon de chez toi.
Ton quotidien ?
Une boîte métallique de la taille d’une maison qui tourne autour de la Terre à 28 000 km/h.
C’est la réalité que vient de quitter Chris Williams, astronaute de la NASA.
Après 241 jours passés à bord de la Station spatiale internationale, lui et deux cosmonautes russes viennent enfin de rentrer sur Terre.
Pendant cette mission…
Ils ont effectué des expériences scientifiques destinées à préparer les futures explorations de la Lune et de Mars.
Mais ils ont aussi vécu quelque chose que très peu d’êtres humains connaîtront un jour.
En huit mois…
L’équipage a parcouru plus de 102 millions de miles, soit environ 164 millions de kilomètres.
La station a fait le tour de la Terre plus de 3 800 fois.
Toutes les 90 minutes, un nouveau lever de soleil.
Toutes les 90 minutes, un nouveau coucher.
Au total…
Ils ont vu des milliers d’aurores, d’orages et de continents défiler sous leurs yeux.
Mais paradoxalement…
Ils n’ont jamais respiré l’air frais.
Jamais senti l’odeur de la pluie.
Jamais marché pieds nus sur le sol.
Et c’est souvent ce qui frappe le plus les astronautes lorsqu’ils reviennent.
Pas les applaudissements.
Pas les caméras.
Mais des choses incroyablement simples.
Le poids de leur propre corps.
Le bruit des feuilles dans les arbres.
L’odeur de l’herbe.
La sensation du vent.
Après plus de sept mois en apesanteur, le retour n’est d’ailleurs pas immédiat.
Le corps doit réapprendre à marcher, retrouver son équilibre et s’habituer de nouveau à la gravité terrestre.
Même tenir debout peut devenir un défi.
Cette mission rappelle une chose fascinante.
Plus on s’éloigne de la Terre…
Plus on réalise à quel point les choses les plus banales sont peut-être les plus précieuses.
La vraie question est…
Si on vous proposait de passer 241 jours dans l’espace, sans voir un seul ciel bleu autrement qu’à travers un hublot… accepteriez-vous ?
