Glucksmann remporte la primaire de la gauche française

Par LNT
Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann a remporté dimanche dès le premier tour la primaire organisée par le pôle social-démocrate français, avec 66,17% des suffrages, soit près de 80 000 voix. Le député européen, fondateur de Place publique, devance largement Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, crédité de 14,46%.

Ségolène Royal obtient 7,62%, Emmanuel Maurel, de la Gauche républicaine et socialiste, 5,92%, et Jérôme Guedj 5,83%. La participation s’établit à 120 787 votants, soit 89,82% d’un corps électoral ramené à 134 467 inscrits après suppression des doublons, pour un droit d’entrée fixé à 15 euros. Le scrutin a été prolongé d’environ vingt-quatre heures après une attaque informatique qui avait saturé le site de vote dès le premier jour.

Le résultat dépasse l’objectif de 100 000 votants fixé par les organisateurs, mais reste très loin des précédents : 2,8 millions de votants à la primaire socialiste de 2011 et deux millions en 2017.

Le vainqueur s’est présenté comme le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon à gauche et comme celui capable de battre l’extrême droite. Il a affirmé sur une chaîne publique être désormais le candidat du Parti socialiste et exclu tout accord avec La France insoumise, assurant que rien ne le ferait renoncer à sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

La séquence s’annonce néanmoins difficile. Jean-Luc Mélenchon devance la gauche dans les intentions de vote, et l’élargissement au-delà du pôle social-démocrate se heurte au rapport à La France insoumise et à la question de Gaza. François Hollande, qui n’a pas participé à la primaire, espère apparaître comme une option de recours d’ici janvier si aucune dynamique ne se dessine.

La France demeure le premier partenaire commercial européen du Maroc et son premier investisseur étranger. La recomposition du paysage politique français à dix-huit mois de la présidentielle est suivie de près à Rabat, où la relance des relations bilatérales engagée depuis 2024 a porté sur la coopération économique, la migration et la reconnaissance française du plan d’autonomie pour le Sahara.

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