Franchise au Maroc : un marché en structuration porté par un intérêt croissant des investisseurs
Le modèle de la franchise gagne progressivement du terrain au Maroc, s’imposant comme une alternative crédible à l’entrepreneuriat classique. C’est l’un des principaux enseignements du premier baromètre national publié par Wefranchiz, une étude inédite qui donne un éclairage détaillé sur les attentes, les freins et les ambitions des investisseurs potentiels.
Réalisée auprès d’un échantillon de 501 répondants, cette enquête met en évidence une dynamique favorable, dans un contexte où de plus en plus de profils envisagent la franchise comme un modèle structurant, combinant sécurité, accompagnement et cadre éprouvé.
Les résultats du baromètre traduisent un intérêt significatif pour la franchise. Ainsi, 43,1 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à lancer un projet dans ce cadre, tandis que 37,9 % se disent ouvertes à cette perspective. Seuls 19 % expriment un rejet du modèle, confirmant son attractivité croissante dans le paysage entrepreneurial national.
Cette appétence repose en grande partie sur les avantages associés à la franchise. La notoriété de l’enseigne et l’accompagnement figurent en tête des motivations, chacun cité par 34,7 % des répondants. Le savoir-faire transmis et la réduction du risque complètent les éléments différenciants, traduisant une recherche de sécurité dans l’acte entrepreneurial.
Si la franchise séduit, elle s’accompagne d’attentes élevées, notamment en matière d’accompagnement. Le baromètre révèle que 83,4 % des répondants expriment un besoin d’appui dans la mise en œuvre de leur projet. Cet accompagnement est avant tout opérationnel : la formation et la transmission du savoir-faire arrivent en tête des attentes, citées par 39,3 % des sondés, devant l’aide au financement.
Ces résultats soulignent l’importance du rôle des franchiseurs dans la réussite des projets, au-delà du simple apport de marque. Ils mettent également en évidence la nécessité de structurer des dispositifs d’accompagnement adaptés aux profils des porteurs de projets, souvent en reconversion ou en quête d’un cadre plus sécurisé.
En termes de secteurs, les intentions d’investissement se concentrent sur des activités jugées accessibles et éprouvées. La restauration arrive en tête avec 29,9 %, suivie des services (28,5 %) et de la beauté (19,2 %).
Cette concentration reflète une logique de prudence, les investisseurs privilégiant des segments à forte visibilité et à modèle économique déjà validé. Les secteurs plus innovants ou spécialisés restent, pour l’heure, marginalement représentés, témoignant d’un marché encore en phase de maturation.
Malgré cet intérêt, le baromètre met en lumière un obstacle majeur : le manque d’information. Près de 63,5 % des répondants déclarent ne jamais avoir consulté de plateforme spécialisée en franchise, révélant un déficit de visibilité sur les opportunités et les conditions d’accès au marché.
Ce manque de repères se traduit par une difficulté à évaluer les investissements nécessaires. Ainsi, 34,7 % des sondés se disent incapables d’estimer le budget requis pour lancer une franchise. Dans le même temps, le financement apparaît comme le principal frein pour 58,3 % des répondants, suivi par l’accès à l’information (33,9 %).
Ces éléments mettent en évidence un enjeu central : la structuration de l’écosystème, à travers une meilleure diffusion de l’information et un accompagnement renforcé des porteurs de projets.
L’étude révèle également un équilibre entre l’attractivité des franchises internationales et le potentiel des enseignes locales. Près de 49,3 % des répondants se disent prêts à investir dans une franchise internationale, contre 47,7 % pour une franchise marocaine.
Plus significatif encore, 85,4 % des sondés estiment que les marques marocaines disposent d’un fort potentiel de développement en franchise. Ce constat ouvre des perspectives pour les entreprises locales, à condition de structurer leur modèle, standardiser leur savoir-faire et renforcer leur capacité de déploiement.
Au-delà des intentions d’investissement, la franchise est perçue comme un levier économique important. Selon le baromètre, 81,8 % des répondants considèrent ce modèle comme un facteur de création d’emplois au Maroc.
Dans ce contexte, Wefranchiz entend se positionner comme un facilitateur du marché, en proposant une plateforme visant à structurer la mise en relation entre franchiseurs et candidats, notamment à travers des outils technologiques basés sur l’intelligence artificielle.
LNT
